Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Emprunt de 40,8 millions $: appui massif des riverains du lac à la Tortue

Les résidents visés par le projet d'assainissement des eaux usées et d'aqueduc autour du lac à la Tortue ont donné un signal très clair au conseil municipal de Shawinigan, lundi, dans le cadre de la tenue de registre pour approuver l'emprunt de 40,8 millions $ nécessaire à la réalisation du projet.
En effet, seulement 31 résidents se sont déplacés pour signifier leur volonté que cet investissement fasse l'objet d'un référendum, un nombre nettement en deçà des 201 signatures requises.
«Je suis très heureux du résultat», commente le maire, Michel Angers. «On s'attendait à ça. Le signal que ça donne, c'est que la très grande majorité des citoyens souhaitent que ce projet puisse se faire.»
En tout, 1904 résidents étaient considérés habiles à voter au cours de ce registre, ouvert de 9 h à 19 h lundi. La faible opposition réjouit également Kathy Béliveau, présidente de l'Association pour la protection du lac à la Tortue. Elle avait établi son barème à partir du référendum consultatif réalisé à pareille date l'an dernier, alors que 117 citoyens avaient manifesté des réserves sur le projet.
«Je suis vraiment contente», sourit-elle. «Je m'attendais à un résultat un peu moindre que la dernière fois, mais 31 signatures, ce n'est vraiment pas beaucoup. Ça prouve que la population est vraiment en accord avec le projet.»
Depuis la consultation de l'an dernier, rappelons que la Ville de Shawinigan est parvenue à qualifier cet investissement dans un nouveau programme, beaucoup plus avantageux pour les riverains qui ne paieront que 17 % de la facture totale, comparativement aux 34 % prévus à pareille date l'an dernier.
En fait, la générosité du nouveau Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées a même incité la Ville de Shawinigan à retirer son engagement de payer pour l'asphaltage, une facture de quelque 842 000 $ qui n'a finalement pas trop déçu les citoyens concernés.
À ce sujet, M. Angers tiendra un point de presse mardi à 11 h afin «d'expliquer la situation». Pour le reste, il considère que les citoyens visés ont déjà obtenu beaucoup d'information sur ce projet, ce qui explique l'approbation massive lors de cette tenue de registre.
«Après 40 ans d'attente, les gens veulent que ça fonctionne», résume-t-il. «Ils ne souhaitent plus qu'une chose, c'est que ça se mette en branle le plus vite possible. Le résultat du registre est assez éloquent.»
M. Angers tient toujours à organiser une grande assemblée d'information pour diffuser les derniers détails sur les coûts et les échéanciers du projet. Il ne peut toutefois pas encore préciser la date de cette rencontre.
«Avant mai, ça va être difficile», reconnaît-il.