La ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, en compagnie du député de Saint-Maurice, Luc Trudel.

Emplois en Mauricie: «L'espoir est proche», selon Agnès Maltais

Même si les principaux indicateurs économiques tardent à afficher une amélioration constante et durable en Mauricie, la ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, ne désespère pas.
Malgré une situation géographique enviable, des infrastructures de qualité et un coût de la vie fort abordable, la région dispute toujours les pires taux d'emploi et d'activité avec la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine.
En conséquence, selon les dernières données disponibles qui remontent à 2010, la Mauricie affiche l'un des pires rapports de dépendance économique de la province.
En effet, pour chaque tranche de 100 $ de revenu d'emploi, la région recevait 32 $ en transferts gouvernementaux. Il s'agissait d'une hausse de 7 % par rapport à 2006. Au Québec, la moyenne s'établissait à 21,90 $ par tranche de 100 $ de revenu d'emploi en 2010.
«Ce n'est pas un mystère», commente Mme Maltais. «C'est une région où il y a toujours eu de très grandes industries. Quand elles partent, ça crée un choc. Autant la présence de grandes industries dans une région, c'est très puissant, autant le contrecoup est toujours fort.»
«On est en relance, on est au travail», ajoute-t-elle. «Nous avons lancé une politique économique, une politique industrielle pour aider la Mauricie à sortir de là. Je pense que le travail est en train de se faire et que l'espoir est proche. Mais il faut attendre encore un peu avant de voir véritablement les retombées. On travaille très fort là-dessus. On ne peut pas laisser les régions à elles-mêmes; un État doit les soutenir. C'est important que les gens soient confortables sur tout le territoire.»
Malgré ces efforts, le rapport de dépendance économique de la Mauricie augmentait progressivement entre 2006 et 2010, particulièrement en assurance-emploi (17,6 %), dans les régimes de pension du Canada (10,7 %) et de la sécurité de la vieillesse (9,1 %).
Par contre, il faut quand même noter que le nombre de prestataires d'aide sociale et de solidarité sociale a baissé de 5 % dans la région entre 2009 et 2013.
«L'indice de dépendance augmente tout le temps, mais notre travail se fait de façon régulière et acharnée pour amener des entreprises qui remplacent celles qui sont parties», assure la ministre.
Mme Maltais ne ferme pas la porte quand on lui demande si de gros investissements se préparaient pour Shawinigan. L'ombre de la multinationale FerroAtlántica plane toujours au-dessus de l'ancienne aluminerie de Rio Tinto Alcan.
«Ce n'est pas moi qui vais les annoncer!», sourit-elle.