Jean-Paul Daoust, président d'honneur du 27e Salon du livre de Trois-Rivières.

Écrire, un acte d'audace

La phrase phare qui accompagnera les lecteurs du Salon du livre, Oser la parole, est particulièrement d'actualité en cette période d'austérité économique au Québec, et d'intolérance à la liberté d'expression un peu partout sur la planète. C'est du moins l'avis du président d'honneur de cette 27e édition, le poète Jean-Paul Daoust.
Le flamboyant homme de lettres l'a rappelé, jeudi, lors du lancement officiel des festivités littéraires. «Je trouve que les gens osent de moins en moins. Les gens critiquent beaucoup, mais ils ne manifestent pas assez au niveau de la parole, sinon sous le couvert de l'anonymat sur la toile. C'est pourquoi je trouve que le mouvement étudiant est si sympathique. Une chance qu'on les a pour faire bouger les choses, au moins pour nous questionner.»
À ses yeux, le Salon du livre de Trois-Rivières est, dans cette veine, une prise de parole indispensable. «Chaque livre qui est écrit et vendu ici est un acte d'audace. Chaque livre communique un vécu qui nous inspire. Tant qu'il y aura des livres, il y aura une parole qui va oser, non seulement au niveau verbal, mais au niveau de l'écrit. Et les écrits restent», rappelle-t-il.
M. Daoust butinera à tous les kiosques au cours de la fin de semaine, entre autres lors de la soirée de poésie du Festival international de la poésie, vendredi soir à 21 heures.