Le député Donald Martel

Donald Martel défie les autres candidats

Le député caquiste sortant dans Nicolet-Bécancour, Donald Martel, a lancé mercredi un défi aux autres candidats, soit de prendre une position claire en faveur «d'une gestion juste, équilibrée et transparente» du fonds de diversification économique de 200 M$, créé pour relancer l'économie régionale après la fermeture de Gentilly-2.
Il demande aux autres candidats de se prononcer rapidement et clairement sur les mesures suivantes dans le but de garantir au fonds toute la légitimité et l'efficacité requises pour qu'il serve vraiment les intérêts économiques régionaux.
Il souhaite qu'on accorde à la ville de Bécancour 50 % des montants offerts à titre de subventions, qu'on intègre la MRC de Nicolet-Yamaska et le grand Daveluyville dans l'enveloppe, que 75 % du fonds soit réservé à la MRC de Bécancour et àTrois-Rivières et qu'on offre un soutien additionnel aux entreprises pour les aider dans la préparation et la gestion de leur demande d'aide.
M. Martel estime par ailleurs qu'il faut faire en sorte que le fonds soit récurrent, c'est-à-dire que les prêts, une fois remboursés, soient disponibles de façon permanente pour être réinvestis dans d'autres projets. Il croit également qu'il faut éliminer le délai de cinq ans pours'assurer que le programme dure jusqu'à épuisement des montants alloués, mais aussi pour éviter, l'échéance approchant, qu'on accepte des projets moins intéressants.
Enfin, et il tient beaucoup à ce point, il veut dépolitiser la gestion du fonds de diversification en s'assurant que des critères clairs soient établis pour désigner les administrateurs du fonds, notamment en fonction de leurs compétences et non de leur couleur politique.
«Jean-Guy Paré a été nommé alors qu'il était maire de Saint-Pierre-les-Béquets, mais ce n'est plus le cas. Que fait-il encore au fonds, lui qui est reconnu pour être un proche de Pauline Marois?»
Donald Martel croit que s'ils ont véritablement à coeur les intérêts de la circonscription, les candidats des autres partis n'auront d'autres choix que de confirmer leur appui à toutes les mesures préconisées.
Cela dit, il juge que rien n'est encore joué dans la région. «Notre message est au diapason des attentes des citoyens, sauf que là, on est distraits par la question nationale et les histoires d'intégrité. L'UPAC est chez leParti québécois et on analyse l'agenda de Jean Charest», remarque-t-il.
«Nous, on a tenté de faire une anticampagne alors que le PQ joue sur la division et le PLQ sur la peur. C'est difficile d'en sortir. Je pense que les gens sont étouffés et que personne ne fait le ménage. Notre plus grand adversaire, c'est la résignation. C'est ce qu'on constate mais je crois que la cohérence de notre parti, comme dans le dossier de l'anneau de glace de Québec, finira par avoir un effet positif dans l'opinion publique. On a fait nos devoirs et on va gagner des points d'ici le 7 avril», a-t-il prédit.