Donald Martel

Donald Martel aurait souhaité plus de temps

Le député caquiste sortant dans Nicolet-Bécancour, Donald Martel, aurait souhaité un peu plus de temps pour mieux se faire connaître des gens de sa circonscription. Dix-huit mois de pouvoir, c'est peu pour établir une notoriété.
Bien connu du milieu municipal et économique de par ses anciennes fonctions de directeur général de MRC et de CLD, il estime qu'un peu plus de temps au pouvoir n'aurait pas été de trop pour que ses électeurs le reconnaissent d'emblée sur la rue, même si à ce niveau, il juge avoir fait de nets progrès depuis son assermentation.
«Imposer des élections après 18 mois, alors que les candidats s'engagent pour 4 ans, je trouve que c'est ambitionner sur les citoyens», confie-t-il.
Donald Martel juge qu'il n'a pas eu un mandat facile. La route qu'il a suivie ces derniers 18 mois a en effet été jalonnée de dossiers difficiles, parfois dramatiques. Mais il ne s'est jamais défilé, a-t-il rappelé et a toujours pris position, que ce soit dans le dossier du gaz de schiste, où il a dit oui à un moratoire mais avec un puits expérimental, celui de la centrale nucléaire, dont il aurait souhaité une fermeture «plus civilisée» et surtout moins précipitée, et le dossier des relations de travail chez ABI, alors qu'il est intervenu pour demander un peu plus d'ouverture au syndicat afin d'éviter d'autre pertes d'emplois en plus des 800 de Gentilly-2. Il a aussi dénoncé l'attitude de Silicium Québec lors du lock-out.
Enfin, il a rappelé aux dirigeants des caisses populaires Desjardins qu'ils devaient être plus transparents avec les coopérants, surtout dans un contexte de rationalisation.
«J'ai essayé d'être très présent. J'ai choisi d'acheter du temps de radio pour parler aux gens et j'ai un blogue où j'expose mes opinions de façon plus élaborée.»
Le député sortant juge que l'économie de la région du Centre-du-Québec ne va pas bien et qu'après 9 ans de régime libéral et 18 mois de régime péquiste, il n'y a au Centre-du-Québec que 3500 emplois de plus qu'en 2013.
«Cela veut dire qu'il s'est créé seulement 350 emplois par année en moyenne au cours des 10 dernières années pour une population active de 110 000 personnes. En décembre 2013, sous le régime péquiste, le Centre-du-Québec a perdu 6000 emplois par rapport à décembre 2012 et la main-d'oeuvre active a diminué de 4000 pour la même période.»
Le coup de barre dont la région a besoin pourrait se trouver dans le Projet Saint-Laurent de François Legault, croit-il, car il prévoit un développement important sur les rives du fleuve avec l'arrivée de centres de recherche et de développement en lien avec les établissements d'enseignement supérieur de la région, de beaux développements domiciliaires et des parcs.
En attendant, le député sortant promet de rester vigilant quant à la répartition du fonds de diversification économique. Il préconise une gestion plus transparente et surtout l'équité dans l'attribution de l'aide financière aux projets. Il réclame par ailleurs que 15 M$ soient attribués aux projets destinés à la Ville de Bécancour, où est située la centrale nucléaire.
Par ailleurs, Donald Martel croit qu'on peut davantage exploiter le parc industriel de Bécancour et que le Projet Saint-Laurent lui offrira de nouvelles opportunités d'affaires. Fondateur du comité agricole de la CAQ, il rappelle qu'il a déjà pris de nombreuses initiatives dans ce domaine Dans un prochain mandat, M. Martel compte s'intéresser aussi au patrimoine religieux en péril.