Le candidat péquiste dans Trois-Rivières, Alexis Deschênes, rendait visite à un aspirant au programme des Gazelles, Carnot Réfrigération. On l'aperçoit ici en compagnie du PDG de la compagnie, Marc-André Lesmerises qui lui explique un procédé de fabrication.

Deschênes souhaiterait plus de Gazelles

Après Pauline Marois qui faisait un arrêt chez Oriens Technologies lundi, c'était au tour du candidat péquiste dans Trois-Rivières, Alexis Deschênes, de faire une visite chez un autre candidat au programme des Gazelles, soit Carnot Réfrigération, pour exposer la vision de son parti en matière de création d'emplois.
Le candidat souhaite que ce programme, qui permet à des entreprises de littéralement «faire un bond» dans leur développement, soit mieux connu des jeunes PME trifluviennes.
«Au lancement de la campagne, on a dit que notre priorité était la création d'emplois parce que ça attire les jeunes familles et revitalise l'activité économique tout en luttant contre la pauvreté. Dans Trois-Rivières, on a une opportunité intéressante avec le fonds de diversification économique. On a déjà créé 649 emplois et seulement 25 millions $ du fonds ont été utilisés. Il y a aussi la diversification de l'économie. Hier, j'étais au technocentre, le gouvernement agit aussi de ce côté-là et il y a des choses qui s'en viennent. Mais le Parti québécois a d'autres programmes pour soutenir les emplois et c'est le programme des Gazelles.»
Le candidat a rappelé que ce programme fait partie de la Politique industrielle du Québec. Une Gazelle est une entreprise avec un fort potentiel de croissance, du leadership, une organisation solide et une grande capacité d'adaptation. «Qu'est-ce que le Parti québécois veut offrir aux gazelles de ce monde? De l'accompagnement de tous les instants pour leur permettre de faire un grand bond en avant... comme une gazelle», a-t-il résumé.
Ces services impliquent plusieurs partenaires comme le ministère des Finances et de l'Économie, Emploi Québec, Investissement Québec, les CLD, ainsi que de la formation offerte par l'École d'entrepreneurship de la Beauce. «Pendant trois ans, chaque entreprise aura un chargé de projet qui posera un diagnostic et qui proposera un plan lui permettant d'aller là où elle veut aller, soit vers une expansion.»
M. Deschênes a précisé que 300 Gazelles seront choisies au Québec par un comité indépendant regroupant des gens qui ont fait leur marque dans l'entrepreneuriat. Pour être admissible, l'entreprise doit avoir au moins trois ans d'existence, moins de 350 employés et un chiffre d'affaires d'au moins 2,5 millions $.
«Quand on est entrepreneur, on a besoin de conseils juridiques, de conseils en communication, en démarchage et en ressources humaines. Le programme des Gazelles peut garantir une expertise fiable, gratuite et ciblé. L'objectif est de faire augmenter le chiffre d'affaires des gazelles de 20 % sur 5 ans. Pour Carnot Réfrigération, 20 % c'est trop petit. Il y a ici une possibilité forte de croissance. Mais pas de PQ pas de gazelles», a-t-il prévenu.
Le candidat a déploré que l'opposition ait empêché la création de la Banque de développement économique, un organisme qui aurait permis de simplifier l'offre de services aux entreprises en offrant, sous forme de guichet unique, du soutien financier et des services d'accompagnement.
Pour sa part, le président directeur général de Carnot Réfrigération, Marc-André Lesmerises, a confié qu'une entreprise en expansion comme la sienne, qui s'apprête à s'attaquer au marché européen, avait besoin d'un programme comme celui des Gazelles pour l'aider à prendre de bonnes décisions.
«Tout va tellement vite, il y a des choses qu'on n'a pas le temps de regarder comme il faut à l'interne. Je vous avoue qu'il nous arrive de faire des erreurs Alors avoir un support comme ça, des gens de l'externe, avec des spécialistes pour nous conseiller et nous aiguiller, c'est une offre que je trouve assez unique et intéressante. Alors on a soumis notre candidature pour obtenir le titre de Gazelle. On y tient beaucoup», a-t-il confié.