Le directeur général de la SADC Arthabaska-Érable, Jean-François Girard.

Des SADC performantes dans la région

Même si elles existent depuis près de 30 ans, les SADC (Société d'aide au développement des collectivités) restent des acteurs économiques souvent méconnus. Malgré un rôle assumé dans l'ombre, elles n'en sont pas moins efficaces. C'est du moins ce qui ressort d'une étude produite en 2013 par Développement économique Canada, en collaboration avec Statistique Canada.
«On en est fier», a commenté le directeur général de la SADC Arthabaska-Érable, Jean-François Girard, au nom de quatre autres SADC de la Mauricie et du Centre-du-Québec (Nicolet-Bécancour, MRC de Maskinongé, Centre-de-la-Mauricie et Vallée de la Batiscan).
En comparant avec les entreprises qui n'ont pas recours aux services de l'un ou l'autre de ces organismes, l'enquête révèle que leur clientèle a un meilleur taux de survie (82 % contre 69 %), crée près de deux fois plus d'emplois (hausse moyenne de 4,7 % par année contre 2,9 %) et augmente plus rapidement sa masse salariale (7,3 % en moyenne par année contre 5,8 %) et ses ventes (13,7 % annuellement contre 6 %) et ce, même en période de crise économique.
L'agence fédérale note même une augmentation de la productivité de la main-d'oeuvre chez les clients de SADC et CAE, la hausse des ventes par employé étant de 3,9 % comparativement à 2,6 % pour le groupe témoin.
Selon M. Girard, la vision et les connaissances de la cinquantaine d'administrateurs bénévoles des cinq SADC de la région expliquent un tel succès. Tout comme la proximité et le support de la trentaine de professionnels auprès des entreprises et ce, avant, pendant, et après.
Résultat? Au cours de l'année financière 2012-2013, les cinq organisations ont investi 5,2 millions de dollars, ce qui a généré des investissements de 24 millions de dollars. Les 148 prêts accordés à 132 entreprises ont permis de créer ou maintenir 1185 emplois.
Outre les fonds d'investissement et l'accompagnement aux entreprises, les SADC ont comme troisième volet les activités de développement local ayant un impact dans leur communauté.
Et l'un des projets majeurs est l'Écoleadership. Il s'agit d'un programme de formation et d'accompagnement d'écoleaders âgés de 18 à 35 ans qui réalisent un projet en développement durable dans leur milieu de travail.
«Le colloque annuel des SADC du Québec aura lieu en juin à Victoriaville, sous le thème du développement durable», conclut fièrement M. Girard.