Un peu moins de la moitié (46%) des répondants ont affirmé qu'il était important de construire des infrastructures énergétiques même si cela entraînait des conséquences sur le plan environnemental.

Des propriétaires terriens se préparent à négocier avec TransCanada

Des propriétaires se préparent en vue d'amorcer à moyen terme des négociations avec TransCanada pour obtenir un dédommagement équitable en échange de la cession d'une partie de leurs terres où sera aménagé le futur oléoduc de la compagnie.
Le tracé de l'oléoduc prévu par TransCanada devrait passer par plusieurs municipalités de la région. Près de 30 citoyens provenant entre autres de Maskinongé, de Louiseville et du secteur de Lanaudière ont décidé de s'unir afin de savoir un peu à quoi s'attendre dans ce dossier.
«On sait que l'oléoduc de TransCanada passera à 100 pieds au sud du gazoduc actuel. Le tracé est là et on ne s'opposera pas au passage. On ne va pas dépenser d'argent pour s'objecter. On va parlementer. Ça ne veut pas dire qu'on est pour le projet à 100 %. On veut avoir la juste indemnité», déclare Yvon Livernoche, un des propriétaires terriens touchés par le futur passage de l'oléoduc.
M. Livernoche possède une terre avec ses frères au nord de la route 138 à Maskinongé. Sachant que le projet avance, lui et les autres propriétaires ont embauché deux avocats spécialisés dans le domaine afin d'avoir les informations nécessaires et d'adopter les meilleures stratégies, car M. Livernoche s'attend à être exproprié.
«On a une première rencontre lundi soir. On va discuter de différentes possibilités. Personne n'est en grogne contre le projet. On va distribuer des dépliants et les gens qui seront là pourront choisir s'ils contestent l'expropriation ou s'ils veulent une juste indemnité. La majorité est pour la juste indemnité», précise M. Livernoche.
Selon les informations fournies par Yvon Livernoche, TransCanada aurait remis environ 1000 $ à des propriétaires afin d'avoir le droit de constater de visu les lieux du tracé projeté.
«Ils sont gentils avec nous et on est gentil avec eux. On est des citoyens autant qu'eux représentent une corporation. Mais on ne sait pas à quoi s'attendre. On n'est pas habilité à faire ça. Les avocats qu'on a embauchés connaissent ça.»
Entre 50 et 150 personnes sont attendues lundi soir à la Porte de la Mauricie de Yamachiche.