Le candidat péquiste dans Nicolet-Bécancour, Jean-René Dubois, souhaitant la bienvenue à Jean-Paul Touchette, ancien agent officiel d'Option nationale.

Des militants d'Option nationale reviennent au PQ dans Nicolet-Bécancour

Même s'il dit respecter les raisons pour lesquelles Donald Martel et Jean-Martin Aussant ont quitté le Parti québécois, le candidat péquiste dans Nicolet-Bécancour, Jean-René Dubois, a lancé un appel à l'unité des souverainistes en annonçant le retour au bercail de deux militants d'Option nationale, Jean-Paul Touchette et Monique Rousseau.
«C'est important qu'on s'unisse, tous les souverainistes, car la décision de Donald Martel et Jean-Martin Aussant a fait mal à la famille du PQ. Plusieurs ont quitté, mais il y a des gens qui reviennent», s'est plu à souligner M. Dubois, aux côtés de Jean-Paul Touchette.
Cet ancien agent officiel d'Option nationale lors de la dernière campagne électorale a décidé de donner un «dernier coup d'épaule à la roue» après plusieurs décennies d'implication «pour faire du Québec un pays».
«Nos adversaires fédéralistes ont compris l'enjeu du scrutin du 7 avril. Nous devons donc nous aussi surmonter nos particularismes et appuyer le seul parti qui puisse leur faire échec. Et je n'ose imaginer que l'équipe qui a été aux commandes de 2003 à 2012 revienne au pouvoir», a-t-il commenté.
Ex-membre de l'exécutif depuis la fondation d'Option nationale, Monique Rousseau a pour sa part confié, par voie de communiqué, qu'elle avait juré de ne plus s'impliquer il y a un an et demi.
«Mais un bateau est passé tout près de moi et j'ai décidé d'embarquer. Mme Marois est déterminée. On lui a fait beaucoup de coups bas, mais elle a su bien tenir la barre pour traverser une mer mouvementée. Puissions-nous tous se réunifier autour d'elle pour faire grandir et prospérer ensemble le Québec dans l'intégrité et le respect de ses valeurs», a-t-elle déclaré.
Informée de la situation, la candidate d'Option nationale dans Nicolet-Bécancour, Marjolaine Lachapelle, admet «qu'à la limite, c'est triste».
«Au PQ, depuis le début, ils font ça. Ils viennent chercher des gens qui avaient fondé le parti avec nous. Ils ont la pleine liberté de le faire. Mme Marois leur fait reluire qu'elle va faire un pays. Mais Option nationale a sa pertinence, et ce, de plus en plus. J'y crois fort», a-t-elle affirmé.
Visiblement heureux de pouvoir compter sur ces deux nouveaux appuis, le candidat Dubois croit que la population ne devrait pas craindre la possible tenue d'un référendum, mais plutôt le retour des libéraux.
«Nos divisions sont sur le comment et la stratégie alors qu'il faut expliquer aux citoyens pourquoi on devrait faire la souveraineté. Et quand ils seront prêts, on verra en temps et lieu. Ceux qui croient à la cause n'ont pas tellement peur. Ce sont les libéraux qui ont peur», a-t-il laissé entendre.
Finalement, ce dernier, qui a encore profité de la visite récente de la première ministre et de plusieurs ministres sortants, se réjouit des investissements qui ont été annoncés pour un centre des congrès à Nicolet et une usine de liquéfaction de gaz naturel à Bécancour.