Du quai de Sainte-Angèle-de-Laval, les lettres géantes de l'Amphithéâtre Cogeco sont on ne peut plus visibles.

Des lettres de noblesse

Le chantier visant à fixer les lettres géantes formant le mot «Trois-Rivières» à la façade de l'Amphithéâtre Cogeco s'est achevé mardi matin, près d'une semaine plus tôt que prévu.
Les responsables du chantier avaient en effet prévu un délai de deux semaines afin de terminer l'installation des panneaux de bois, fixés par des ancrages de métal à la façade de l'amphithéâtre. Or, le travail aura été beaucoup plus rapide que prévu, se réjouit le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.
D'ailleurs, les commentaires affluaient déjà de la rive sud, mardi, affirme le maire. «J'ai reçu des appels de personnes de la rive sud pour nous dire qu'ils voyaient très bien les lettres et à quel point c'était beau», explique Yves Lévesque.
Des lumières déjà installées sur la partie supérieure de la façade seront désormais allumées lors de la tombée du jour afin que les lettres soient également visibles la nuit.
«Je me suis assuré qu'on allume les lumières en permanence, et ça va donner un côté plus esthétique aussi. Que ce soit par la voie fluviale, de la rive sud, pour les gens qui viennent à l'amphithéâtre, c'est clair que pour nous, c'est une marque de commerce incroyable et très intéressante à mettre en valeur», signale Yves Lévesque.
Rappelons que les lettres conçues par l'architecte de l'amphithéâtre Paul Larendeau ont été fabriquées en Autriche par la firme KLH, à partir de bois d'épinette, puis importées par bateau avant d'être transportées vers Trois-Rivières. Leur réalisation aura coûté un peu plus de 200 000 $.
Lors de la présentation du projet d'amphithéâtre par l'architecte, on pouvait lire sur sa maquette les lettres «3RVSSL», un clin d'oeil à «Trois-Rivières sur Saint-Laurent». Or, cette proposition a finalement été remplacée par le nom de la cité de Laviolette.
Pour le maire de Trois-Rivières, il était primordial que ces lettres soient fabriquées en bois. Ce matériau rappelle le passé industriel du site où le musée Boréalis demeure le seul témoin de cette époque révolue.
Avec la collaboration de Gabriel Delisle