Denis Roy sera candidat dans Marie-de-l'Incarnation, espérant succéder à Jean-François Aubin aux prochaines élections municipales.

Denis Roy se lance en politique

Bien connu dans le milieu des affaires et culturel en Mauricie, Denis Roy se lance dans l'arène politique. Le fondateur de l'ancienne firme de communication et marketing Egzakt sera sur les rangs pour devenir le prochain conseiller municipal du district Marie-de-l'Incarnation, a appris Le Nouvelliste.
Il met du même coup fin aux spéculations entourant un possible retour en politique de l'ancienne conseillère municipale Sylvie Tardif, qui lui donne son appui.
Le principal intéressé admet avoir été approché à plusieurs reprises dans le passé pour se lancer en politique, spécialement au niveau provincial, mais a toujours gardé un oeil attentif et intéressé sur le monde municipal.
Ses fonctions de président-fondateur d'Egzakt depuis 1987 ne lui permettaient cependant pas cette liberté. Depuis la faillite de l'entreprise, il y a un an, et le rachat de certains actifs par la firme Acolyte, Denis Roy estime avoir maintenant pleinement la liberté de pouvoir s'impliquer comme il désire le faire.
«Le municipal a toujours été un palier de gouvernement proche de moi. C'est là que j'ai eu mes premières implications», note celui qui a oeuvré sur l'équipe électorale de l'ancien maire Guy LeBlanc, mais qui a aussi pu siéger au fil des ans sur le Comité consultatif d'urbanisme, sur le Forum du renouveau économique ainsi que sur différents autres comités, en plus d'avoir été sur le jury des Grands prix culturels.
«J'ai toujours eu à coeur de m'impliquer par souci de redonner à la communauté. Une entreprise n'est jamais plus riche que la communauté dans laquelle elle évolue. Par ailleurs, il y a de gros enjeux dans Marie-de-l'Incarnation, des décisions importantes qui s'en viennent dans les prochaines années et j'ai le goût de participer à cette réflexion. Je ne souhaite que pouvoir contribuer à ma ville et mettre l'essentiel de mes énergies dans des implications positives», mentionne-t-il.
Au lendemain de l'annonce par l'actuel conseiller Jean-François Aubin de sa candidature à la mairie, un comité s'était mis en place afin de trouver une candidature pour lui succéder dans Marie-de-l'Incarnation. Denis Roy ne cache pas avoir été approché par l'équipe du milieu de l'économie sociale pour être cette personne.
«Je travaille avec ces gens-là depuis plus de 25 ans. Je crois énormément à l'économie sociale, ce sont des gens que je considère comme des entrepreneurs. Le quartier ne serait pas ce qu'il est si ces gens-là n'étaient pas là», croit M. Roy.
Par ailleurs, le redécoupage de la carte électorale du district englobera désormais une grande partie du secteur commercial et des places d'affaires du centre-ville, un milieu que connaît très bien Denis Roy. «On (Egzakt) a été un levier de développement pour plusieurs entreprises. On a fait rayonner des entreprises d'ici, et donc rayonné Trois-Rivières par le fait même», rappelle M. Roy, qui agit aujourd'hui à titre de responsable de la stratégie création chez Acolyte. 
Le candidat affirme se mettre en mouvement dès maintenant en vue de la campagne électorale. «Le district est riche de sa diversité. Il y a une véritable vie de quartier, les gens ont une identité profonde, un attachement pour Marie-de-l'Incarnation. J'avais choisi ce quartier pour ça, et je veux maintenant défendre ses intérêts», indique celui qui habite le district depuis 25 ans et y est propriétaire depuis 20 ans.
Denis Roy ne cache pas que dans le passé, ses relations avec le maire Yves Lévesque n'ont pas toujours été au beau fixe, mais constate que depuis quelques années, «ça se passe bien», lui qui a aussi eu à réaliser des mandats pour des organismes gravitant autour de l'appareil municipal. 
Outre le développement de Trois-Rivières sur Saint-Laurent, de l'île Saint-Quentin et du débat entourant l'implantation d'une future gare du train à grande fréquence, Denis Roy dit vouloir s'intéresser aux différents enjeux du secteur, dont la mixité sociale et l'importance des enjeux communautaires, et s'estime suffisamment polyvalent pour y parvenir.