Les Cataractes n'ont pas ménagé leurs efforts pour essayer d'arracher au moins un point aux Olympiques de Gatineau dimanche, ce qui leur aurait permis de s'approcher à seulement quatre points du Phoenix de Sherbrooke à la suite d'un difficile week-end de trois matchs.

Défaite crève-coeur des Cataractes

Les Cataractes de Shawinigan n'ont pas été en mesure de profiter du week-end pour se rapprocher d'une place en séries. S'ils ont évité la catastrophe en s'imposant 2-1 à Sherbrooke samedi, les hommes de Martin Bernard ont échappé le match en main qu'ils disposaient sur le Phoenix en s'inclinant 4-3 devant les Olympiques de Gatineau dimanche après-midi malgré une belle performance.
Il reste maintenant 19 matchs à la disposition des Shawiniganais pour combler l'écart de cinq points qui les sépare de leurs rivaux sherbrookois. Un fossé qui aurait pu être réduit à trois points si Dame Chance avait décidé de donner un coup de main aux locaux dimanche.
Devant le filet des visiteurs, Robert Steeves s'est battu avec la rondelle durant tout le match, mais il a néanmoins réussi à préserver l'avance des siens en fin de rencontre.
Il faut dire aussi que le juge vidéo a renversé la décision des officiels d'accorder un filet à Félix-Antoine Bergeron en troisième, après que celui-ci eut touché à la rondelle avec son patin avant de la voir disparaître sous les cordages.
Le match a été disputé sous le sceau de l'intensité et les Cataractes n'ont jamais reculé devant des rivaux plus matures physiquement et plus talentueux. Une victoire morale, donc, qui n'amène malheureusement pas d'eau au moulin au classement...
«On méritait un point. On affrontait une bonne équipe qui a fait des transactions pour aller au bout, c'était un troisième match en moins de 48 heures, et les gars ont compétitionné. En troisième, on a obtenu 17 lancers, plusieurs chances de marquer, on méritait un meilleur sort à mon avis», résumait Bernard, pas trop abattu de ne pas avoir gagné du terrain au cours des derniers jours.
«On va garder le focus sur notre façon de jouer. Je suis convaincu que tantôt, ces matchs-là vont tourner à notre avantage. Il y a beaucoup plus de positif que de négatif en fin de semaine. Notre équipe n'abandonne pas.»
S'il croyait que le but qu'il a marqué en troisième allait être accordé, Bergeron ne criait pas au vol pour autant. «Dans ma tête, il était bon. Mais je ne suis pas dans la tête des autres! C'était une grosse séquence pour nous en fin de semaine, il fallait aller chercher la victoire à Sherbrooke. Aujourd'hui, on aurait aimé avoir au moins un point. Dans l'ensemble, on a connu deux bons matchs sur trois.»
Dans l'autre vestiaire, Benoît Groulx donnait volontiers le crédit aux Cataractes pour ce duel serré. «Je ne les avais pas vus jouer aussi bien cette saison. Ils se sont battus avec acharnement. Ils ont besoin de points, et je pense qu'ils en méritaient un ce soir», soulignait Groulx, qui s'est porté à la défense de son gardien. Encore une fois.
«C'est facile de dire qu'il a été faible sur le premier but marqué par Ilya Zinoviev. Mais moi, je pense que le lancer était vraiment pesant. Notre gardien était sorti couvrir l'angle, le tir est passé sous son gant. Il anticipait peut-être un changement de direction vu que la palette de notre défenseur était près de celle de Zinoviev.»
Les Cataractes vont maintenant se préparer à accueillir les Sea Dogs mercredi, eux qui les devancent au classement par trois points.