De rares débats en région

Si ce n'était de Radio-Canada et de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec (CCICQ), la campagne provinciale 2014 passerait à l'histoire pour l'absence de débats organisés dans la région.
Or, la société d'État a confirmé la tenue d'un débat radiophonique le 3 avril prochain, à 7 h 15, à l'émission Chez nous le matin. L'animateur Frédéric Laflamme recevra alors les quatre principaux candidats de la circonscription de Trois-Rivières, soit ceux du Parti libéral, du Parti québécois, de la Coalition avenir Québec et de Québec solidaire.
«On s'est basé tout simplement sur leur représentativité comme élus à l'Assemblée nationale pour faire notre choix des partis. La formule est encore à déterminer et à peaufiner, ce qui sera fait au cours des prochains jours», a expliqué au Nouvelliste la chef des services français de Radio-Canada Mauricie, Nancy Sabourin.
Selon elle, Jean-Denis Girard, du PLQ, Alexis Deschênes, du PQ, Diego Brunelle, de la CAQ, et Jean-Claude Landry, de Québec Solidaire, ont tous confirmé leur présence.
La veille, soit le 2 avril, à 19 h, au Mont-Bénilde, la CCICQ est à préparer un débat entre les candidats libéral, caquiste et péquiste du comté de Nicolet-Bécancour, soit «tous ceux qui ont un chef», explique la directrice générale, Martine Pépin.
La population pourra assister gratuitement à cet événement où le député sortant de la CAQ, Donald Martel, croisera le fer avec ses adversaires du PLQ, Denis Vallée, et du PQ, Jean-René Dubois.
Mais à la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières, on évoque le temps et les ressources internes pour ne pas organiser de débat.
Selon la directrice générale, Caroline Beaudry, on a opté cette fois pour l'envoi de trois questions aux 12 candidats des quatre principaux partis concernés par la ville, soit ceux des comtés de Trois-Rivières, Maskinongé et Champlain.
«On veut des réponses courtes et efficaces qui seront ensuite relayées à nos 900 membres», a-t-elle indiqué.
Par ailleurs, il est déjà connu que la Chambre de commerce et d'industrie de la MRC de Maskinongé va permettre aux candidats de faire connaître leur vision et leurs engagements le 26 mars prochain à la Porte de la Mauricie de Yamachiche sans qu'il n'y ait pour autant de débat.
Une recette semblable pourrait fort bien être utilisée ailleurs dans la région. À la Chambre de commerce de Mékinac, on a entrepris des consultations pour sonder l'intérêt pour la tenue d'une rencontre avec les candidats.
Idem à la Chambre de commerce de Shawinigan, où on souhaite organiser quelque chose qui sortirait de l'ordinaire - sans être un débat en bonne et due forme - et qui serait uniquement axé sur l'économie, selon le directeur général, Philippe Roy.
Du côté de la Chambre de commerce et d'industrie du Haut-Saint-Maurice, la directrice générale Manon Côté dit «ne pas sentir un intérêt collectif» pouvant justifier la tenue d'un débat. «Ce n'est pas prévu pour l'instant», a-t-elle fait savoir.
Pour sa part, le directeur général de la Jeune Chambre de commerce de la Mauricie, Steve Renaud, se dit plutôt prêt à inviter ses membres à assister aux débats qui pourraient être organisés par l'une ou l'autre des chambres du territoire mauricien.
Si on avait déjà organisé des débats électoraux en guise d'ateliers de conscientisation par le passé, ce n'est plus le cas chez Comsep.
«On préfère d'autres stratégies. Les candidats viennent et on travaille la campagne électorale en atelier à partir des programmes de partis», précise la coordonnatrice Sylvie Tardif.