La première étape de l'aventure de Frédéric Dion était de bâtir un quinzhee et de se familiariser avec son nouvel environnement, en compagnie bien sûr de sa chienne Nanook.

De la neige jusqu'à la taille

Il y a eu un peu de retard avec l'hélicoptère en raison d'un problème technique, mais le vol s'est bien déroulé. C'était la partie la plus dangereuse. Ma chienne Nanook était très contente d'avoir finalement les pattes au sol.
La première étape à mon arrivée était de bâtir le quinzhee, puis de me familiariser avec mon nouvel environnement. Il y a beaucoup de neige. Dans le bois, je «cale» jusqu'aux cuisses ou jusqu'à la taille. Ça m'empêche un peu de me rendre plus loin et de chercher des matériaux.
Même s'il y a beaucoup de slush sur le lac, je ne veux pas l'utiliser pour m'hydrater. Je veux pour les prochains jours manger que de la neige.
Les premières 24 heures quand tu ne manges pas sont les plus difficiles. Mon corps me fait comprendre qu'il n'a pas aimé que je ne mange pas avec tous les efforts que je lui ai demandé aujourd'hui.
Tout va bien, mais je me prépare pour une nuit difficile. La température à l'extérieur est d'environ -15 degrés Celsius et -2 à l'intérieur. Mais l'humidité est très élevée dans le quinzhee.
J'ai réussi à réchauffer un pied, mais l'autre est froid. Je n'ai pas l'impression que je vais me coucher pour me réveiller demain matin. Je pense que je vais passer une nuit de surveillance, je n'ose pas dire souffrance. Je vais bien me surveiller, mais ça va être du sport.
Mon défi de vendredi sera de fabriquer des raquettes, mais je ne sais pas encore comment. Ça devrait être difficile sans couteau, mais je vais trouver.
Propos recueillis par Gabriel Delisle