Philippe Sergerie

De bénévole à président

En solo, en famille ou entre amis, offrir de son temps n'a pas de prix et permet de redonner à la population et aux gens qui nous entourent. Telle est la vision de Philippe Sergerie, un bénévole accompli de la Haute-Mauricie.
L'implication bénévole est un atout important pour le Festival de chasse du Haut Saint-Maurice. Et ça, le Latuquois l'a compris depuis longtemps, mais il en constate davantage la nécessité depuis la dernière année. «Ça fait déjà sept ans que je m'implique pour le Festival de chasse, j'ai commencé en étant un simple bénévole. J'aidais comme je pouvais. Ensuite, je suis devenu responsable des bars pour finalement prendre la place de président lors de l'édition 2013», raconte-t-il.
Chasseur dans l'âme et fidèle amateur de l'événement incontournable du Haut Saint-Maurice depuis de nombreuses années, Philippe Sergerie a décidé de s'engager d'abord et avant tout pour le plaisir. «Je me suis impliqué sans aucune attente et j'ai trouvé ça vraiment plaisant de faire ça. Durant le Festival de chasse, on redonne à la communauté. C'est un peu ça que je fais», souligne Philippe Sergerie.
Gérant du magasin Pièces d'auto La Tuque, l'homme de 37 ans aime le public et le contact humain. «C'est tellement agréable d'être avec le monde. C'est une des raisons pour laquelle je m'implique. Ça me permet de voir du monde, de faire sortir du monde», estime M. Sergerie.
Ce dernier a été sensibilisé dès son jeune âge au partage de son temps et à rendre service sans rien recevoir en retour. C'est sa mère, qui a beaucoup donné à la communauté, qui l'a initié au bénévolat.
Ces valeurs qui lui ont été transmises sont très importantes pour lui. Il tente tant bien que mal de les transmettre à sa famille. D'ailleurs, sa conjointe Caroline et le garçon de cette dernière travaillent eux aussi, bénévolement, pour le Festival de chasse. «Caroline donne de son temps un peu plus dans l'ombre. Elle s'occupe, entre autres, de la page Facebook et du site Web [...] Quand ta blonde embarque et qu'elle le fait avec toi, c'est qu'elle endosse ça et c'est doublement plaisant. S'il fallait y aller à reculons, ça deviendrait peut-être lourd», ajoute-t-il.
Le garçon de Caroline, âgé de seulement 9 ans participe aussi à la réussite de l'événement. «C'est un excellent petit bénévole, il adore ça. C'est de la bonne relève, il est bien parti. Ce sont définitivement des valeurs que l'on veut transmettre à nos enfants», soutient le Latuquois. Il ne fait aucun doute que la petite fille de deux ans du couple sera elle aussi sensibilisée au bénévolat.
Du jour au lendemain, le Latuquois est passé de l'arrière-scène à l'avant-plan du Festival de chasse. Cette courte période de temps lui aura également permis de goûter aux côtés un peu moins agréables de l'implication, mais rien pour ternir le bien-être que cela lui apporte.
«De simple bénévole à président, c'est plus d'ouvrage et de responsabilités, mais c'est vraiment agréable. Quand ça va bien, c'est un peu toi qui es gratifié de tout ça, même si c'est le travail de tout un comité. Par contre, toutes les fois qu'il y a un problème, c'est toi le premier sur la ligne qui mange les coups», souligne M. Sergerie
Selon ce dernier, il est normal de manger des coups. Si tu ne fais rien, tu n'as rien, se plaît-il à dire. Pour Philippe Sergerie, la solution est simple; il faut prendre un problème à la fois. «On essaie de gérer ça dans le respect. On ne pellette pas en avant de nous. Des fois on mange des bons coups, mais on est fait fort et on se relève. Heureusement, le côté reconnaissance est bien plus grand».
En plus du Festival de chasse, le bénévole a donné de son temps pendant un bon moment au club de motoneiges La Tuque et participe également aux jeudis centre-ville lors de la saison d'été. «Ça fait des années que je suis bénévole et je n'attends rien en retour. Je donne à la collectivité, à la population, à l'organisme et c'est uniquement ça. Je donne sans compter», a-t-il conclu.
Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'émission matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche.