Danse Encore a attiré 37 488 visiteurs au cours de la dernière édition.

Danse encore: une notoriété qui se confirme

Les responsables du Festival international Danse Encore de Trois-Rivières ont un large sourire depuis qu'ils ont pris connaissance de l'étude menée par la firme Watson Recherche Marketing. Celle-ci révèle que l'achalandage a connu une hausse importante et confirme que les efforts consentis pour attirer un public de l'extérieur ont porté fruit.
Ainsi, selon l'étude, le festival a accueilli 37 488 visiteurs cette année, soit près de 10 000 visiteurs de plus que lors de la dernière étude menée par la même firme en 2011. Parmi ces visiteurs, on compte 19 921 participants, c'est-à-dire des visiteurs uniques. Un chiffre qui surprend si on compare à l'étude de 2011 qui en recensait 5500. Il faut par contre savoir que l'édition 2011 avait été difficile puisque l'organisation avait tenté d'instaurer le principe du passeport, limitant l'accès aux activités au grand public.
«Nous sommes très heureux parce que l'étude vient confirmer de façon concrète le feeling et le sentiment que nous avions sur le terrain lors du festival. Maintenant, c'est plus que juste une impression, on en a la confirmation», mentionne Julie Garneau, agente aux communications pour Danse Encore.
Autre confirmation très intéressante pour l'organisation, c'est la provenance du public. L'étude mentionne que plus de 40 % des festivaliers sont des non-locaux, contrairement à 14 % en 2011. Dans ce 40 %, sont inclus les touristes (23 %), c'est-à-dire ceux qui ont passé au moins une nuit hors de leur domicile principal, et les excursionnistes (18 %), soit les personnes vivant à plus de
40 km de Trois-Rivières et qui font l'aller-retour.
«C'est une donnée importante pour nous parce qu'on fait beaucoup d'efforts en temps et en argent pour faire connaître le festival. Et là, on constate que ça fonctionne. On est réellement un pôle d'attraction touristique pour Trois-Rivières», enchaîne la responsable des communications.
À ce sujet d'ailleurs, l'étude mentionne que 93 % du public qui se trouve dans les rues de Trois-Rivières au moment du festival y est précisément pour l'événement. Enfin, d'autres statistiques révèlent que plus de la moitié des festivaliers fréquente l'événement pour deux jours ou plus, que 77 % des touristes réservent dans les établissements commerciaux de la région et que la moyenne des nuitées est de 2,6 en 2014.
Conséquemment à toutes ces bonnes nouvelles, l'organisation confirme que les revenus à la billetterie sont excellents, sauf pour un volet: les partys thématiques. «Les compétitions, les galas, notre série contemporaine, tout ça a bien été, mais le public a moins bien répondu aux partys. Nous allons nous pencher sur cela au cours des prochains mois», précise Mme Garneau.
Autre point qui sera à travailler, c'est le «client indirect». «On se rend compte qu'on rejoint bien les écoles de danse, soit les élèves et les professeurs, mais on ne réussit pas bien à rejoindre les proches des participants au festival. C'est le principe de la note du professeur qui reste dans le fond de la case. On devra travailler pour réussir à attirer aussi les personnes qui gravitent autour des participants», image Julie Garneau.