Des dirigeants qui ont accepté de se prêter au jeu pour l'activité Dans l'oeil du mentor de Shawinigan. De gauche à droite: France Brisson (Rôtisserie Saint-Hubert), Sylvain Pérusse (Infoteck service affaires), Donald Angers (C3E), Johanne Caron (responsable de l'activité), Isabelle Martin (GDG Environnement) et Marc Ménard (Broadway Pub).

Dans l'oeil du mentor: le défi de répéter un succès

La deuxième édition de l'activité Dans l'oeil du mentor sera présentée le 2 avril et le comité organisateur s'attend à un succès comparable à l'an dernier, alors que plus de 220 personnes étaient sorties enchantées par une formule qui s'inscrira sans doute comme un rendez-vous annuel. Par contre, le défi consiste maintenant à convaincre les jeunes entrepreneurs que leur projet vaut la peine d'être connu.
Cette année, dix-neuf dossiers ont été reçus à la Cellule de mentorat de Shawinigan. Quatre ont été rejetés parce qu'ils ne répondaient pas aux critères, de sorte que la sélection s'est finalement effectuée entre onze candidats pour le volet entrepreneur et quatre pour les aspirants.
«Des quinze reçus en entrevue, nous en avons retenu six», explique Johanne Caron, conseillère au suivi d'entreprises et mentorat d'affaires au Centre local de développement de Shawinigan. «J'ai eu énormément d'appels pour de l'information, mais ce que je constate, c'est que les jeunes ont peur! Ils ont l'impression que ce qu'ils ont à offrir n'est pas suffisant. Dans beaucoup de cas, je m'attendais à ce qu'un dossier soit déposé. Mais souvent, les jeunes craignent que leur projet ne soit pas assez important pour la communauté d'affaires.»
Bien sûr, il faut une bonne dose de courage pour expliquer un produit à un parterre de gens d'affaires, sous l'oeil averti de cinq mentors qui jugeront le fruit de leur labeur. Cette année, le panel sera composé de Donald Angers (C3E), France Brisson (Rôtisserie Saint-Hubert), Sylvain Pérusse (Infoteck service affaires), Isabelle Martin (GDG Environnement) et Marc Ménard (microbrasserie Broadway Pub).
«J'ai un travail à faire sur le terrain pour la prochaine année», enchaîne Mme Caron. «Il va commencer à y avoir un historique de notre activité, alors les jeunes verront que leur projet aurait aussi pu être bon. Il faut que je sensibilise les jeunes à risquer. Un entrepreneur, ça risque! Il faut risquer de se faire dire non... ou de se faire dire oui!»
Dans le volet entrepreneur, la bourse de 5000 $ sera disputée entre La Bohémienne (Ève Boisvert et Stéphanie Ratté), MSI 3D (Luc Guillemette), Clinique Stratégie Santé (Geneviève Morin et Alexandrine Renaud) et Le Garde-Manger (Geneviève Proulx et Julie Poliquin). Rio Tinto Alcan, GDG Environnement et le cabinet comptable Dessureault, Lemire, Desaulniers et associés commanditent cette bourse.
Chez les aspirants, la lutte se fera entre Sly's Gastronomie (Sylvain Landry) et Arté-Miss (Joëlle Champagne). Cette fois, cinq bourses de 500 $ seront disputées. Elles proviennent de Meubles Paquin, du Forum jeunesse Mauricie, de la Fondation du Collège Shawinigan, du Fonds stratégie jeunesse de la Société d'aide au développement des collectivités du Centre-de-la-Mauricie et du Carrefour jeunesse emploi de Shawinigan.
Enfin, comme l'an dernier, une des six entreprises finalistes repartira avec le Coup de coeur vision entrepreneuriat Desjardins, une mention qui s'accompagne d'une bourse de 2500 $. En tout, 10 000 $ se retrouveront donc à l'enjeu lors de cette soirée.
Le maire de Shawinigan, Michel Angers, considère déjà cette activité comme un «événement marquant» pour stimuler le paysage entrepreneurial. Il relève d'ailleurs que les jeunes de 18-35 ans de Shawinigan font particulièrement bonne figure à travers le Québec quand on mesure les intentions d'entreprendre. Rappelons que 30 % d'entre eux ont exprimé cette volonté en 2013, comparativement à 25 % pour l'ensemble du Québec.
Cette deuxième édition sera présentée au nouveau Centre de restauration La Place du vieux marché. Au cours des prochains mois, cet endroit subira une importante transformation, en accueillant quelques restaurants et des salles de conférence à la fine pointe de la technologie au sous-sol.