L'équipe canadienne féminine de curling, menée par la skip Jennifer Jones (au centre), affrontera la Suède en finale pour la médaille d'or, jeudi.

Curling: plus facile pour les filles

La première finale en curling se déroule jeudi matin et elle impliquera l'équipe de la skip canadienne Jennifer Jones. Selon moi, les dames devraient moins en arracher lors de cette rencontre ultime que leurs acolytes masculins, vendredi, face à la Grande-Bretagne.
Jones et son groupe ont rendez-vous avec la Suède. La plupart des observateurs s'entendent pour dire que le Canada amorcera le match en tant que pays favori, surtout que la domination des femmes pendant la ronde préliminaire leur assure l'avantage du marteau. Cet aspect du jeu au curling est très important, plus le tournoi avance. Dans une finale, il peut faire la différence entre une médaille d'or et d'argent.
Avec leur fiche invaincue, doit-on s'inquiéter de voir les Canadiennes connaître un faux départ, ou pire, casser pendant la rencontre? Je ne sais pas. On oublie que tout au long de la compétition olympique, elles ont remporté beaucoup de matchs sur la dernière pierre. Elles sont conscientes que rien n'est encore gagné. Avec une Jennifer Jones aussi en contrôle, nous pouvons espérer la première place.
Dans le volet masculin, nous aurons droit à tout un choc. Plusieurs avaient prédit un affrontement Canada-Suède avant l'ouverture des Jeux. Ça allait de soi, les deux équipes sont les plus dominantes sur le circuit international. Hélas, la Suède a donné deux points à la Grande-Bretagne mercredi pour finalement s'incliner au dernier bout. C'est presque un cauchemar pour eux.
Brad Jacobs fera donc face au skip David Murdoch, un Écossais qui a terminé au quatrième rang sur 10 du classement avec une fiche de 5-4. N'empêche, il a quand même battu la Suède, victorieuse huit fois sur neuf pendant la ronde préliminaire. Puisque Jacobs profitera du marteau, je dois le donner gagnant.
Il n'y a rien d'assuré, mais disons que l'équipe de Jacobs est beaucoup mieux balancée que celle de Murdoch. Je ne suis pas certain que cette dernière aurait les nerfs assez solides en fin de match avec une égalité. Je ferais davantage confiance à Jacobs et sa troupe pour déloger une pierre difficile ou en tirer une sur le bouton.
Malgré eux, les Suédois ont peut-être offert sur un plateau d'argent... la médaille d'or aux Canadiens! Nous avons la chance de couronner nos deux équipes à Sotchi. Profitons-en!
Propos recueillis par Louis-Simon Gauthier