Dominique Mailloux

Curiosité de la vie et de l'humain

Ce qui surprend dans l'implication de Dominique Mailloux c'est son caractère éclectique. Étudiante au doctorat à l'UQTR, elle fait de la recherche, oeuvre auprès de scouts, de jeunes auteurs, en milieu communautaire avec famille et au Sanctuaire. Et comme si ce n'était pas assez, elle a aussi agi comme coopérante au Mexique.
À l'adolescence, Dominique s'adonnait déjà au bénévolat, à la paroisse et à l'école. À 15 ans, après sa 4e secondaire, elle a fait avec un groupe d'élèves de son école un stage de trois semaines au Mexique, dans un orphelinat pour garçons. «C'était un stage de découvertes. On a aussi passé une semaine à la campagne où on a donné un coup de main à la construction d'un centre de désintoxication», se rappelle la jeune femme de 24 ans, qui s'est beaucoup impliquée dans ce projet.
Marquée par ce voyage, elle a pris une période sabbatique avec une amie, à la fin de ses études secondaires, pour fréquenter l'école de la vie. Elle a notamment participé à Katimavik, où elle s'est beaucoup impliquée. Elle a eu l'occasion de travailler bénévolement auprès de personnes âgées, d'enfants dans une garderie et dans un centre de jour avec des personnes ayant une déficience intellectuelle.
«Travailler sur soi, apprendre: c'est quelque chose qui était valorisé chez moi. Mais c'est tellement des expériences qui m'ont apporté beaucoup que j'avais la volonté d'explorer un univers différent du milieu scolaire.»
Pourtant, cette pause dans ses études n'avait rien à voir avec des difficultés en classe. «Je réussissais bien à l'école. Mais il me manquait un sens, quelque chose de plus concret. J'avais la chance d'avoir une autre identité à l'extérieur de l'école.»
Puis elle est partie avec une amie pour l'Europe où elle a parcouru différents pays. «On a beaucoup travaillé sur des fermes, dans des sites de constructions écologiques.» En Angleterre, elle a eu l'occasion de bosser à un endroit où on construisait une piscine qui recyclait l'eau de pluie ainsi qu'une maison à colombages. «À cet endroit, il y avait beaucoup de volontaires provenant d'un peu partout à travers le monde. Les instigateurs voulaient faire un centre de sensibilisation avec une empreinte écologique.» À sa liste d'expériences s'ajoutent Compostelle (deux fois) et six mois et demi à la communauté oecuménique de Taizé.
Après quatre ans de voyages, elle a repris... la route des études. D'abord un certificat en psychologie, puis un baccalauréat pendant lequel elle a fait ce qu'elle aime le plus: explorer, ou développer cette curiosité de la vie et de l'humain qui l'anime tant. Elle en profite pour travailler au laboratoire des développements cognitifs des bébés et se penche sur les organismes communautaires pour la famille. Assurément, elle y trouve son compte. «Ça m'enrichit vraiment. Ça me permet de connaître des moyens de changer la société.»
Parallèlement à ses études, elle est animatrice chez les scouts, plus précisément les castors (7-9 ans). Au Sanctuaire, elle a l'occasion de s'impliquer dans diverses activités comme l'animation pendant Noël en lumières et le Festival de l'Assomption. On la retrouve également à La Recrue: un webzine sur les jeunes auteurs qui vise à faire connaître la littérature québécoise.
À travers tout cela, elle a entamé à l'UQTR un doctorat sur les organismes communautaires pour la famille. Elle siège aussi à la sous-commission de la recherche, où elle représente les étudiants de troisième cycle en sciences humaines. «Je suis aussi dans la Fédération interuniversitaire de doctorats en psychologie», ajoute-t-elle avec un sourire en coin, comme pour allonger une liste déjà bien garnie de ses implications.
Avec un tel parcours, pas surprenant qu'elle fasse partie des six étudiants de l'UQTR qui ont reçu la Médaille du lieutenant-gouverneur pour la jeunesse.
Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'émission matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche.