Dans l'ordre habituel, on retrouve Michel Angers, maire de Shawinigan, Élaine Zakaïb, ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Luc Trudel, député de Saint-Maurice, Pauline Marois, première ministre du Québec et, en arrière-plan, Louis Tremblay, président de l'entreprise AddÉnergie.

Création de 100 emplois à Shawinigan

Avec un marché qui va se multiplier par dix en Amérique du Nord d'ici 2020, le leader canadien dans le domaine de la recharge de véhicules électriques, AddÉnergie Technologies inc., ouvre une usine de fabrication de bornes dans le Technoparc de Shawinigan au coût de 21 millions de dollars.
Et la première ministre Pauline Marois a confirmé elle-même une aide de cinq millions de dollars d'Investissement Québec qui va permettre la création de 100 emplois sur cinq ans.
«Vous faites honneur à l'héritage industriel de Shawinigan qui a joué un rôle historique dans le développement hydroélectrique au Québec», a-t-elle déclaré tout en soulignant que ce projet s'inscrivait parfaitement dans la stratégie gouvernementale d'électrification des transports, «le nouveau créneau d'excellence du Québec».
Alors que le nombre de bornes actives va passer de 62 000 à 620 000 au cours des six prochaines années sur le territoire nord-américain, Mme Marois a parlé de 10 000 au Québec dont un millier près des édifices gouvernementaux. C'est sans compter le changement de 2000 véhicules à combustion pour la formule hybride ou électrique.
Le choix du site de Shawinigan est la résultante d'une coopération étroite entretenue par AddÉnergie avec le Bureau de Développement Économique Régional de Rio Tinto Alcan depuis 2010, lequel a fait la recommandation de cet emplacement géographique stratégique. Situé entre Québec et Montréal, en plus d'ouvrir une porte directe sur les États-Unis via la 55, il offre une main-d'oeuvre qualifiée et une qualité de vie favorisant la rétention du personnel.
L'entreprise, qui faisait réaliser jusqu'à maintenant la fabrication et l'assemblage de ses bornes par Gentec de Québec, rapatrie donc cette activité dans son usine de Shawinigan. Partenaire de la première heure, Gentec continuera à produire les circuits d'électronique alors que Matritech, à Drummondville, fournira les composantes mécaniques en aluminium qui entrent dans la fabrication des bornes.
Forte d'un parc de plus de 650 bornes de recharge au Canada, AddÉnergie ambitionne déjà de fabriquer plusieurs milliers de bornes dans son usine au cours des prochaines années, passant de 2500 à 27 000 unités d'ici cinq ans.
«On a des visées sur les États-Unis et l'Europe», a fait savoir le président Louis Tremblay.
«L'implantation de cette usine et le financement de la croissance représentent un point tournant pour notre entreprise qui affiche depuis deux ans une très forte augmentation de son chiffre d'affaires, alors qu'elle diversifie son offre en adressant de nouveaux segments de marché, tel que la recharge sur le lieu de travail», s'est-il plu à souligner.
Pour la ministre déléguée à la Politique industrielle, Élaine Zakaïb, cette annonce envoie un signal fort quant à l'avenir de l'industrie du transport électrique au Québec.
Finalement, le maire de Shawinigan, Michel Angers, a vanté le plan de match du gouvernement tout en rappelant que l'efficacité énergétique était l'une des quatre cibles de diversification pour sa ville. «On passe une très belle semaine économique», a-t-il lancé à la première ministre du Québec tout en parlant d'une contribution locale de 325 000 $.