Le vice-président régional de la FSSS-CSN, Claude Audy, ainsi que la présidente du syndicat régional des travailleuses et travailleurs en CPE du Coeur du Québec, Dominique Jutras, dénoncent l'attitude de l'Association patronale nationale des Centres de la petite enfance dans la négociation de la nouvelle convention collective.

CPE: l'attitude de la partie patronale dénoncée

Les travailleuses et travailleurs oeuvrant dans les Centres de la petite enfance dont les directions font partie de l'Association patronale nationale des Centres de la petite enfance (APNCPE) s'expliquent mal pourquoi ces dernières refusent de joindre la table nationale de négociations.
Leurs représentants syndicaux, qui avaient convoqué les médias en fin d'après-midi mercredi, soutiennent que cette décision a pour effet de garder au point mort les négociations du contrat de travail qui est échu depuis plus de deux ans.
Selon eux, des échanges sont en cours depuis décembre dernier à la table nationale, à laquelle sont assis d'autres associations d'employeurs ainsi que des représentants du ministère de la Famille, alors que rien ne se passe pour leurs membres travaillant pour des établissements faisant partie de l'APNCPE.
Douze CPE de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont avec l'APNCPE alors que les autres négocient localement avec leurs employés. La région, à l'instar de l'Estrie, la Montérégie et de Montréal-Laval, est donc absente de la table nationale.
«L'APNCPE dit s'être retirée [de la table nationale] car la structure des négociations ne faisait pas son affaire. On ne comprend pas qu'elle veuille jouer seule de son côté, d'autant plus que le ministère n'a jamais fait deux tables de négociations», explique la présidente du syndicat régional des travailleuses et travailleurs en CPE du Coeur du Québec, Dominique Jutras.
En ce qui a trait aux raisons qui poussent l'APNCPE à vouloir rester seule dans son coin, les dirigeants syndicaux croient que cette attitude est motivée par la volonté des dirigeants de tout contrôler. «L'APNCPE, c'est cinq personnes qui veulent garder leur petit pouvoir. On aimerait donc que le ministère mette ses culottes [et l'oblige à s'asseoir à la table nationale]», déclare le vice-président régional de la FSSS-CSN, Claude Audy.