Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Course à la mairie de Shawinigan: «Nous avons un conseil uni»

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, n'a pas perdu le sommeil depuis que François Bonenfant a annoncé, la semaine dernière, qu'il sollicitait le même siège à l'élection du 5 novembre.
François Bonenfant sera candidat à la mairie de Shawinigan le 5 novembre.
Contrairement à son habitude, il demeure très laconique dans ses commentaires, mais il en profite tout de même pour réitérer sa fierté d'être à la tête d'un conseil municipal uni.
La semaine dernière, M. Angers participait au Grand Défi Pierre Lavoie lorsqu'il a appris l'arrivée d'un adversaire dans la course à la mairie. Après une conférence d'information au DigiHub mercredi matin, il s'est avancé sur la pointe des pieds pour commenter la candidature de François Bonenfant.
«J'ai toujours été convaincu que quelqu'un, à un moment donné, allait se présenter», mentionne-t-il. «Ça fait partie de la game, c'est correct.»
En 2013, M. Angers avait réclamé un «mandat fort» à sa population, contre trois adversaires. L'un d'entre eux s'était finalement rallié à Yves Gélinas, ce qui n'avait pas empêché le maire sortant de recueillir un tonitruant appui de 75,4 % des suffrages exprimés.
Ce vote de confiance comblait ses attentes, mais cette fois, le maire ne s'attend pas à se fixer d'objectif semblable pour le prochain vote. De plus, il ne sait pas encore s'il sortira des pancartes cet automne. En 2013, il avait choisi de ne pas s'afficher.
«Tout est à établir», résume-t-il. «Nous arrivons en juillet. Nous allons établir la stratégie éventuellement. Il y a une campagne électorale et on va être là!»
M. Angers ne veut pas répliquer au message de M. Bonenfant, qui souhaite «redonner la ville à ses citoyens». Aux gens de juger, estime-t-il.
«Moi, je fais mon travail. J'ai établi du leadership, du développement économique et différents enjeux. J'ai toujours pensé que la Ville de Shawinigan rayonnait un peu partout à travers le Québec. Nous en avons des preuves éloquentes: Shawinigan se démarque. Nous avons un conseil municipal qui est uni. Tout le monde a un droit de parole, tout le monde peut intervenir quand il veut. On a toujours travaillé d'une certaine façon, qui nous a permis de nous déployer.»
«Je vous rappelle que nous sommes tous indépendants», précise-t-il. «Je considère que notre façon de faire est une excellente façon.»
Il peut paraître un peu étrange de voir un ex-syndicaliste de la CSN incarner le pouvoir établi dans la course qui se dessine. 
«Assumer la responsabilité d'une ville, c'est n'est pas une question de pouvoir. C'est une question de leadership», nuance le maire. 
«Il y a une grande différence entre le pouvoir et le leadership. Les gens sont élus par la population pour diriger une ville, donner une vision et une orientation. C'est exactement ce qu'on fait. Tous ceux qui me connaissent savent très bien que rien n'est laissé au hasard. Il y a des objectifs précis, des orientations et on les atteint. Nous récoltons actuellement ce qui a été semé depuis sept ans et demi. Nous avons des résultats, d'autres vont s'en venir et ce sera encore plus impressionnant que ce qui s'est fait jusqu'à maintenant.»