Noëlla Champagne

Course à la direction du PQ: un débat réclamé à Trois-Rivières

Noëlla Champagne est catégorique: les aspirants à la direction du Parti québécois doivent absolument tenir des débats en dehors de Montréal et Québec, dont un à Trois-Rivières.
Et elle a l'appui du président régional du parti, Yves St-Pierre.En fait, l'ex-députée de Champlain croit que les candidats doivent aussi aller à Chicoutimi et Gatineau. «Ce sont tous des gens capables de débattre intelligemment sans coups de poignard. Ce n'est pas le genre d'Alexandre (Cloutier), ni de Martine (Ouellet) ni de PKP, ni de Bernard», énumère-t-elle en oubliant Jean-François Lisée.
«À mon sens, ça prend cinq débats. Et Trois-Rivières, le fameux trou de beigne, est un incontournable. En plus, ça rejoint le Centre-du-Québec. Je ne me gênerai pas pour le dire. Mais c'est sûr qu'il n'y aura pas de débat dans l'Ungava.»
Débat ou non, Mme Champagne espère que tous les candidats prendront la peine de faire le tour du Québec et de s'y faire mieux connaître. Même Pierre Karl Péladeau, pourtant très connu comme homme d'affaires, aurait intérêt à aller au devant des gens qui désirent le rencontrer et l'entendre, croit-elle. «Les militants ne le connaissent pas vraiment», affirme l'ex-députée, grande admiratrice du magnat de la presse.
Tout en reconnaissant qu'il revient au président de la course à la direction du PQ de prendre la décision, et qu'il faut tenir compte d'impératifs financiers, le président régional du PQ, Yves St-Pierre, estime lui aussi que le parti ne peut se limiter à deux débats.
«À l'époque où André Boisclair avait été élu, il y avait eu sept débats. C'était un peu trop. Je pense, et c'est une question qui sera abordée lundi lors de l'exécutif régional, qu'il doit y avoir d'autres débats et que sans doute, le premier lieu, à la fois symbolique et central, c'est Trois-Rivières en Mauricie», insiste-t-il.