Philippe Couillard dévoilait sa plateforme santé à Trois-Rivières. Il est ici entouré de la candidate dans Laviolette, Julie Boulet, de Marc H. Plante dans Maskinongé, de Pierre-Michel Auger dans Champlain, du docteur Gaétan Barrette (La Pinière) et du candidat dans Trois-Rivières, Jean-Denis Girard.

Couillard dévoile sa plateforme en santé

Le chef libéral Philippe Couillard s'est attardé à Trois-Rivières, mrdi matin, le temps de promettre de mettre sur pied 50 super cliniques à travers le Québec, dont deux dans la région, ouvertes 7 jours sur 7, et d'inclure dans le système de santé 2000 infirmières praticiennes spécialisées qui pourront se joindre aux équipes dans les cliniques médicales et travailler dans les établissements de santé. Tout cela, en portant à 300 le réseau des groupes de médecine familiale (GMF).
Pour cette annonce, M. Couillard était accompagné de tous les candidats de la région mais aussi de deux autres médecins, soit Yves Bolduc et Gaétan Barrette. Ces derniers ont expliqué que ce qu'on appelle les supercliniques, regrouperont sous un même toit une équipe multidisciplinaire formée d'omnipraticiens, de médecins spécialistes, d'infirmières et d'autres professionnels de la santé.
Ces cliniques auront des heures d'ouverture plus étendues afin d'offrir davantage de services les soirs et les fins de semaine avec ou sans rendez-vous. Des services de radiologie et des tests en laboratoire seront également offerts sur les lieux et on pourra consulter des médecins spécialistes directement sur place en présentant sa carte d'assurance-maladie.
On a aussi appris que pour financer ces initiatives, un gouvernement libéral procédera dès les premières années d'un mandat à une révision du mode de financement des établissements de santé afin de favoriser une augmentation du volume d'activités dans différents secteurs tels que les laboratoires, la radiologie et l'hospitalisation. Le nouveau mode de financement sera étendu à tous les établissements du Québec et implanté d'ici 2017.
Le chef libéral a résumé la nouvelle façon de faire en déclarant que «l'argent suivra le patient». Cette méthode, soutient-il, permettra de corriger les iniquités de financement entre les régions, d'assurer une meilleure performance, d'offrir plus de services, de réduire les délais d'attente et d'améliorer l'accessibilité, tout ça avec le même argent, promet-il.
Les libéraux ont en effet l'intention d'exiger des agences de santé et de services sociaux de réduire leur bureaucratie de 10 % sur trois ans. Par ailleurs, ils poursuivront l'optimisation des services de santé et tenteront de réaliser des économies dans le secteur des médicaments, notamment par la signature d'ententes particulières avec les fabricants et par la mise en place de meilleures pratiques médicales. Au final, on croit ainsi aller chercher 300 millions $.
La candidate dans Laviolette, Julie Boulet, s'est réjouie de ces nouvelles mesures même si les super cliniques de la région seront toutes les deux à Trois-Rivières, comme l'a laissé entendre Philippe Couillard. Ce dernier a en effet insisté sur la volonté des médecins de se réunir pour créer une super clinique.
«Il faut faire une offre intéressante et juste, selon la capacité de payer des contribuables. Ce ne sera pas pareil partout au Québec. Je crois que ces cliniques, on va les voir surtout dans les villes les plus peuplées. Dans les régions rurales, on va garder le modèle actuel, avec les CLSC qui, en région jouent le rôle de porte d'entrée pour le réseau de santé. Ce n'est pas une solution universelle», admet-il.
Julie Boulet a pour sa part précisé que dans une circonscription comme Laviolette, c'est la formule des GMF qui s'applique davantage et parfois d'une façon différente d'un endroit à l'autre.
«Par exemple, à La Tuque où on vient de remplir le quota de médecins, on a installé le GMF à l'intérieur même de l'hôpital ce qui réduit de beaucoup les coûts d'opération et les rend plus efficaces. Mais pour les services d'imagerie par exemple, il est évident que les gens devront prendre une décision. Soit aller vers une organisation publique où vers une superclinique à Trois-Rivières, mais au moins, le service sera disponible rapidement et il sera payé par des fonds publics.»
Sur la question de la formation des infirmières praticiennes, la candidate dans Laviolette espère que l'Université du Québec à Trois-Rivières se positionnera rapidement de façon à devenir un pôle d'excellence dans cette formation. «Tout est ouvert à ce niveau-là. Ils ont tous les outils pour se positionner, d'autant plus que les super infirmières aiment pratiquer en région où elles peuvent élargir leur champ de pratique», croit-elle.
Pour sa part, le candidat libéral dans Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, estime que le nombre de 50 supercliniques n'est qu'un début et que sans doute un jour, on pourra en compter d'autres en Mauricie comme au Centre-du-Québec, deux régions qui relèvent de la même agence de santé. «Mais la décision est d'abord entre les mains des médecins qui accepteront de se regrouper», croit-il.
Notons qu'après son point de presse le chef libéral s'est rendu dans Nicolet-Bécancour inaugurer le local de son candidat, Denis Vallée, en compagnie de Jean-Marc Fournier et du docteur Yves Bolduc.