Le chef libéral Philippe Couillard a participé à l'inauguration du local électoral de Jean-Denis Girard, lundi à Trois-Rivières, lors d'une soirée à laquelle le candidat était notamment accompagné par sa petite-fille, Charlotte.

Couillard affirme avoir «besoin d'une Mauricie libérale»

Décidément, Philippe Couillard semble prendre goût à la Mauricie. Le chef libéral a visité la région pour une troisième fois en seulement six jours depuis le déclenchement de la campagne électorale provinciale, lundi soir à l'occasion de l'inauguration du local électoral du candidat dans Trois-Rivières, Jean-Denis Girard.
Encore une fois, le chef a répété ses priorités dans les secteurs de l'économie, l'éducation et la santé, en plus de rappeler les intentions souverainistes de ses adversaires du Parti québécois. «Le choix est très clair. D'un bord, vous avez la séparation et le référendum et de l'autre vous avez les jobs», a-t-il martelé.
À sa troisième visite en six jours, Philippe Couillard a reconnu qu'il souhaitait faire des gains en Mauricie et qu'il avait besoin de la région si son parti souhaitait obtenir un mandat majoritaire à la tête du gouvernement provincial.
«J'ai besoin d'une Mauricie libérale!», a-t-il lancé, sous les applaudissements des nombreux militants réunis dans le local électoral de la rue des Forges.
Sans attaquer directement le candidat péquiste Alexis Deschênes sur le fait qu'il n'est pas issu de la région, les origines trifluviennes du candidat libéral ont tout de même été clairement soulignées et rappelées, tant par M. Girard que son chef. «Je suis facile à joindre. Ça fait plus de 20 ans que je suis dans le bottin téléphonique de Trois-Rivières», a encore lancé l'ex-président de la Chambre de commerce du Coeur-du-Québec.
«C'est un gars qui est né à Trois-Rivières, qui a grandi à Trois-Rivières, qui vit à Trois-Rivières. Et pour montrer son jugement, il a marié une fille de Trois-Rivières!», a renchéri son chef.
Pyrrhotite, emplois et InterVal
Sur les enjeux régionaux, l'ex-ministre de la Santé a notamment fait savoir qu'il avait l'intention d'offrir le support nécessaire aux victimes de la pyrrhotite en plus de s'attaquer à la création d'emplois. Avant de s'engager à faire «tout ce qu'on peut pour amenuiser la blessure des gens» victimes de la pyrrhotite, M. Couillard a rappelé que «ç'a pris du temps pour que le gouvernement du Parti québécois renouvelle le même programme qu'on avait fait».
En février dernier, le PQ a injecté 15 millions $ pour aider les victimes à reconstruire leurs fondations. M. Couillard compte également faire des représentations auprès du gouvernement fédéral pour tenter d'obtenir un appui financier.
De plus, le chef libéral a également souligné son désir de voir tous les services du Centre de réadaptation InterVal réunis sous un même toit. «J'ai été touché par le besoin évident de moderniser ça, de ramasser ça au même endroit et d'avoir un centre moderne digne du 21e siècle. C'est certain qu'on va le faire», a-t-il avancé.
En matière d'emploi, le PLQ compte créer 30 000 emplois sur l'ensemble de la province avec le déploiement de sa stratégie maritime. À ce sujet, M. Couillard estime que Trois-Rivières et la Mauricie seront certainement en mesure d'obtenir leur part du gâteau.
«C'est certain qu'avec un port comme ici, il y a énormément d'opportunités à saisir», a-t-il glissé aux médias locaux qu'il a rencontrés à bord de son autobus électoral au terme du rassemblement.
Or, lorsqu'il a été question du délicat projet de nouveau colisée à Trois-Rivières, le chef libéral a plutôt laissé son candidat Jean-Denis Girard réagir. Ce dernier a encore servi la même réponse qu'au terme de sa rencontre avec le maire de Trois-Rivières, vendredi dernier. «Le gouvernement va appuyer le projet. Mais ça va être à la Ville et ses partenaires de décider de l'emplacement», a-t-il commenté.
Quant à la décision de Pierre Karl Péladeau de se lancer en politique sous les couleurs du PQ dans Saint-Jérôme, tout en conservant ses parts dans Québecor, Philippe Couillard a été sans équivoque.
«Je sais que c'est une décision difficile à prendre pour M. Péladeau. Je ne minimise pas ça. Mais la façon responsable de faire pour lui, c'est tout simplement de se défaire de ses actions. Tu ne peux pas contrôler 40 % des médias du Québec et être membre d'un parti politique qui veut former le gouvernement.»
Par ailleurs, M. Couillard amorcera sa journée en sol trifluvien mardi alors qu'il dévoilera les engagements du Parti libéral du Québec dans le domaine de la santé. Il affirme que sa politique sera sensiblement la même que celle de l'éducation, dont il a dévoilé les grandes lignes alors qu'il prévoit supprimer plus de 600 postes.
«On va réduire dans la bureaucratie pour investir dans les écoles. Ça va être la même chose en santé. Moins de bureaucratie, moins de paperasse et plus de soins», a expliqué le chef libéral.