Corridors de services: peu de réactions dans les CSSS concernés

Le projet du ministère de la Santé et des Services sociaux de modifier les corridors de services en ce qui concerne les analyses de prélèvements en provenance de deux centres de santé et de services sociaux du Centre-du-Québec ne suscite pas beaucoup de réactions dans les établissements concernés.
Du côté du CSSS Arthabaska et de l'Érable on attend la suite des choses. «Nous ne sommes ni pour ni contre le projet pour l'instant, a confié Sandra Bergeron, du service des communications de ce CSSS. On ne connaît pas les conséquences que ça implique pour nous. Nous avons beaucoup de questions. Nous sommes toujours en train d'évaluer la proposition envoyée par le ministère. Il n'y aura pas d'autres déclarations pour l'instant.»
Au CSSS de Drummondville, Guylaine Leclerc, également du service des communications, confie que l'établissement se soucie surtout du maintien des services aux patients.
«On a reçu cette proposition et on suit les réactions du côté de Trois-Rivières. C'est sûr qu'on a un attachement à la région socio-sanitaire Mauricie-Centre-du-Québec et qu'on a de solides bases avec l'agence et les établissements du réseau. Présentement, tout ce qu'on peut faire, c'est regarder et écouter, car le pouvoir n'est pas entre nos mains. Mais on est à l'affût. On comprend que c'est encore un projet et que plusieurs modalités restent à définir. Si on devait aller du côté de Sherbrooke (pour les services de laboratoire) on espère que nous serons partie prenante de la décision. C'est tout ce qu'on peut dire pour le moment.»
Au CSSS Bécancour-Nicolet-Yamaska, on a tenu à préciser jeudi que s'il est exact que cet établissement a déjà fait partie du Réseau universitaire intégré de Sherbrooke, comme tout le reste du Centre-du-Québec, ce n'est plus le cas depuis 2010, alors qu'il a rejoint le RUIS de l'Université de Montréal dont fait partie la Mauricie, et ce, pour des raisons évidentes de proximité. Plusieurs documents du ministère de la Santé, disponibles sur le Web, ne reflètent toutefois pas ce changement.
Pour ce qui est du débat qui sévit dans le dossier Optilab, on se contente pour l'instant de le suivre avec intérêt mais sans plus, compte tenu que contrairement aux deux autres CSSS du Centre-du-Québec, la décision du ministre de la Santé ne touche pas les analyses en provenance de ce CSSS. Elles continueront d'être acheminées vers le laboratoire du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières.