Les quelque 250 employés de la Coop fédérée à Trois-Rivières sauront quel sort les attend, ce vendredi matin à l'occasion de la visite du grand patron, Claude Lafleur.

Coop fédérée: pas encore de date de fermeture

Les 150 employés syndiqués du centre de distribution de la Coop fédérée de Trois-Rivières n'ont toujours pas été informés de la date exacte à laquelle l'installation fermera définitivement ses portes.
Le porte-parole du local 178 Unifor, André Dufresne, a soutenu, lundi, que les employés continuent malgré tout à suivre le mot d'ordre syndical et à faire un travail exemplaire afin de livrer la marchandise de printemps destinée aux magasins Unimat. «Quand je vous ai dit qu'on sortirait la tête haute, c'est ça, dit-il, en précisant qu'il a reçu des félicitations de la part des magasins Unimat.
Le syndicat a en effet passé toute la semaine dernière à faire la tournée des quincailleries sous cette bannière afin d'aller chercher des points de vue sur la fermeture du centre de distribution de Trois-Rivières.
«On voulait savoir s'ils étaient au courant de la situation et aucun magasin ne l'était», raconte M. Dufresne. Ce qu'ils savaient, «ils l'ont appris par les médias», dit-il.
Le syndicat s'est rendu à Boucherville où se situera désormais le centre de transfert «et ils sont prêts à recevoir la marchandise», constate André Dufresne.
Même si les employés n'ont pas encore reçu la date de leur licenciement, il est clair que le centre de Trois-Rivières fermera bel et bien ses portes, dit-il. «C'est une question de temps.»
D'ailleurs, le chef de la direction, Claude Lafleur, avait annoncé, en février dernier, que la fermeture se ferait sur une période de 12 à 15 mois.
Dès que la date de licenciement sera connue, le syndicat formera un comité de reclassement, indique M. Dufresne.
Ce dernier ne cache pas qu'il trouve étrange que cette date n'ait pas encore été annoncée. «J'ai comme l'impression que c'était plus gros qu'ils pensaient», dit-il.
Le porte-parole syndical indique que des 150 syndiqués qui oeuvrent toujours au centre de distribution de la Coop, huit ont annoncé leur départ volontaire. «Les autres travaillent tous comme si de rien n'était», dit-il.
Ce dernier indique que la marchandise de printemps est maintenant livrée aux quincailleries et que peu à peu, l'inventaire sera liquidé. Jusqu'à date, l'objectif de fermeture est maintenu, dit-il.
Le porte-parole du syndicat ne cache pas que le moral n'est pas à son meilleur, dans l'usine actuellement.
Le syndicat a rencontré le candidat péquiste Alexis Deschênes, dernièrement. Il espère avoir des nouvelles de la part des autres candidats avant les élections.