Nadia Ghazzali, rectrice et Sylvain Delisle, vice-recteur aux études et à la formation.

Colisée: vers un centre de l'excellence à l'UQTR

L'UQTR veut construire plus qu'un simple colisée sur le campus. Elle veut aménager ce qu'elle appelle un centre de développement de l'excellence sportive, un endroit où les étudiants pourront poursuivre plus facilement un cheminement académique sport-études.
Il s'agit d'un projet qu'elle travaille non pas en compétition, mais en partenariat avec la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, assure la rectrice, Nadia Ghazzali qui était de passage aux bureaux du Nouvelliste, vendredi matin, pour une entrevue éditoriale.
Cette dernière assure que le projet sur lequel planche actuellement son équipe touchera au moins trois départements d'enseignement et de recherche de l'Université et impliquera aussi une chaire de recherche.
Aura-t-il 5000 places comme le veut le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque? «On a des scénarios. Ça dépend. Le tout n'est pas de construire l'aréna, ou le colisée ou le bâtiment. Ce qui est important, c'est d'assurer la pérennité», dit-elle.
La rectrice indique que toutes les infrastructures sportives de la Ville seront prochainement répertoriées, incluant celles du Cégep, du Collège Laflèche, de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy et du Séminaire Saint-Joseph afin «d'optimiser les ressources financières, mais aussi de partager les risques», explique-t-elle.
«Je vous assure qu'on travaille en étroite collaboration avec la Commission scolaire», dit-elle, «et en étroite collaboration avec la Ville.»
Le projet que présentera éventuellement l'UQTR consistera en une construction sur les terrains du campus, mais semble-t-il sans toucher aux espaces verts existants. «Comme vous savez, nous avons un comité de développement durable et nous allons respecter ça», assure Mme Ghazzali.
Le très épineux problème du stationnement sur le campus ne semble toutefois pas être encore très clair pour l'Université dans ce dossier. On sait que présentement, le stationnement manque d'espaces pour loger tous les étudiants. «À partir du moment où l'on aura des plans, on verra comment ça pourra se faire», indique le vice-recteur Robert Mantha qui accompagnait Mme Ghazzali.
«S'il y a un match ou un événement, ce ne sera pas à 8 h du matin, du lundi au vendredi», propose la rectrice.
Le vice-recteur Sylvain Delisle, qui était lui aussi présent à l'entrevue éditoriale, indique que dès 2010, l'Université avait commencé à réfléchir sur la modernisation de la question sport-études. C'est que les étudiants-athlètes de l'UQTR sont présentement obligés de négocier des dérogations avec leurs professeurs pour arriver à concilier les deux, une situation à laquelle l'établissement veut remédier.
Créer un Centre de développement de l'excellence sportive, au lieu d'un simple colisée, permettrait de développer des spécialités dans plusieurs disciplines d'études, notamment dans les programmes de santé et même en psychologie, fait-il valoir. «On a même l'idée de créer une clinique spécialisée dans le sport», ajoute M. Delisle.
Bien que la rectrice se dise optimiste face au soutien du gouvernement, n'empêche que ce grand projet de l'UQTR ne pourra voir le jour, dit-elle, «si le gouvernement ne contribue pas à hauteur prévue de 26 millions $.»
Pour l'instant, il n'est pas question de partenariat public-privé, assure-t-on.
«Le mandat qui nous a été confié, c'est l'analyse préliminaire, d'abord, pour identifier nos besoins. Nous avons des étudiants-athlètes. Nous devons de toute façon construire une autre glace. C'était dans nos projets à très court terme et à moyen terme. Donc, on a vu cette opportunité-là pour construire une glace supplémentaire», indique la rectrice qui reconnaît que le projet de l'UQTR n'est pas le même que celui du Complexe sportif Alphonse-Desjardins.
<p>De gauche à droite: Robert Mantha, vice-recteur à la recherche et au développement, Yves Tousignant, président du conseil d'administration, Nadia Ghazzali, rectrice et Sylvain Delisle, vice-recteur aux études et à la formation.</p>
«Il n'y a pas de crise dans la haute administration»
«Il n'y a pas de crise dans la haute administration», assure la rectrice de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Nadia Ghazzali.
Blâmée pour son style de gestion dans le cadre d'un rapport commandé par le conseil d'administration de l'UQTR, il y a un an, la rectrice assure que maintenant, «ça se passe très bien», même si certaines critiques continuent d'arriver dans les médias. En décembre dernier, rappelons-le, la gestion de la rectrice a même fait l'objet de lettres ouvertes dont certaines assez dures à son endroit.
Mme Ghazzali estime que des mécontents, «il y en a dans toutes les organisations».
La rectrice concède que la reconfiguration mise de l'avant depuis son arrivée en poste «n'a pas laissé que des heureux. Il y a des gens qui ne sont pas nécessairement d'accord avec les décisions qui sont prises», dit-elle. Les médias n'ont que ces échos-là, fait-elle valoir, en partie parce que la rectrice ne voulait pas de bataille à ce sujet sur la place publique, d'autant plus que plusieurs dossiers, rappelle-t-elle, relèvent des Ressources humaines.
Le président du conseil d'administration, Yves Tousignant, est venu soutenir Mme Ghazzali, vendredi, en indiquant qu'au «conseil d'administration, il y a une belle unité. Il y a un bon climat.»