Le maire et les hauts fonctionnaires de la Ville de Trois-Rivières ont convoqué la presse afin de réagir à cette nouvelle, qu'Yves Lévesque n'a pas hésité à qualifier de désinformation.

Colisée: une étude cachée aux conseillers?

Le scénario de construction d'un nouveau colisée de 53,6 M$ au District 55, à Trois-Rivières, était-il le meilleur scénario envisagé par la Ville en ce qui concerne la question des besoins et du budget?
C'est la question que se posent désormais plusieurs conseillers municipaux, alors qu'un estimé proposant un scénario beaucoup moins coûteux aurait été caché aux conseillers municipaux, des allégations toutefois réfutées par le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque. 
Certains conseillers envisagent maintenant de s'opposer à l'octroi du contrat pour la construction de l'équipement, tant que la lumière n'aura pas été faite sur cette affaire.
Selon des documents obtenus par Radio-Canada Mauricie, deux estimés produits par la firme de l'architecte Michel Pellerin proposaient deux scénarios différents pour la rénovation et l'agrandissement de l'actuel colisée situé au terrain de l'Exposition.
Dans le cas du second estimé, qui proposait un agrandissement à 5000 places pour équivaloir au scénario proposé au District 55, les coûts étaient estimés à un peu plus de 32 M$. Sachant que la Ville bénéficiera d'une subvention provinciale de 26,8 M$ pour la construction du nouveau colisée, le scénario du District 55 demeurait le plus économique pour les Trifluviens.
Or, le premier estimé concluait, de son côté, à un coût de rénovation et d'agrandissement de 14 M$, sans toutefois préciser le nombre de sièges qui seraient ajoutés. C'est cette étude qui n'a jamais été présentée aux conseillers municipaux, ce qui en a fait bondir plusieurs au cours des derniers jours.
Le conseiller municipal et candidat à la mairie Jean-François Aubin aurait aimé avoir cette étude entre les mains, et surtout savoir le nombre de places que cela pouvait représenter, au moment de prendre la décision sur le colisée de 5000 places.
«Ça représente combien de places? Ce qu'on s'était fait dire, c'était qu'il n'y avait pratiquement pas de différence entre 4000 et 5000 places. Mais à ce compte-là, a-t-on vraiment besoin de 5000 places, si on considère la charge aux citoyens», questionne M. Aubin, qui demande maintenant à ce que les gens en charge de l'estimé viennent présenter le fruit de leur travail au conseil municipal pour que ce dernier puisse prendre une décision plus éclairée.
De son côté, la conseillère du district Du Sanctuaire Sabrina Roy se demande ce qu'on a bien pu cacher d'autre aux conseillers. «Est-ce qu'on a toujours toutes les informations quand vient le temps de prendre des décisions sur des projets aussi importants ? Qui a commandé ça et pourquoi on ne nous a rien montré? Pour bien faire notre travail, il faudrait au moins avoir toutes les informations en main», croit celle qui déplore un «manque de transparence» et qui n'exclut pas, comme d'autres conseillers, s'opposer à l'octroi du contrat de construction du colisée lors des prochaines semaines, le temps d'avoir toutes les informations en main.
Estimé erroné
En fin d'après-midi, le maire et les hauts fonctionnaires de la Ville de Trois-Rivières ont convoqué la presse afin de réagir à cette nouvelle, qu'Yves Lévesque n'a pas hésité à qualifier de désinformation.
C'est que l'estimé faisant état de 14 M$ était au départ erroné, indique le directeur des Travaux publics et du génie, Ghislain Lachance, et ne correspondait pas aux exigences de la Ville, présentant un scénario à 3000 sièges plutôt que 5000 sièges. La haute direction a demandé à l'architecte de fournir un nouvel estimé, qui s'est conclu à 32 M$, ce qu'il a fait 10 jours plus tard, sans charger pour le travail supplémentaire. L'estimé, commandé par la haute direction, ne devait servir qu'à justifier au ministère des Affaires municipales que c'était plus «payant» pour la Ville de construire un colisée neuf plutôt que de rénover l'ancien.
Dans ces circonstances, même le maire assure qu'il n'a jamais eu connaissance de l'estimé de 14 M$, qui ne s'est tout simplement jamais rendu aux élus puisqu'il n'était pas bon. Le maire rappelle par ailleurs que depuis 2010, l'ancien conseil et le conseil actuel ont voté plusieurs résolutions à l'unanimité faisant état de la volonté de la Ville de construire un aréna de 5000 sièges. 
«Si vous avez été pour le projet depuis le début mais que vous changez votre fusil d'épaule à deux mois des élections, je pense qu'on peut se poser des questions», estime le maire.
Ce dernier rappelle qu'avec le scénario présentement envisagé, les contribuables se retrouveront au bout du compte avec une glace de plus sur le territoire pour un investissement total dans les arénas de 30 M$. L'autre scénario, celui de la réfection de l'ancien colisée et de la rénovation de Jean-Guy-Talbot et Jérôme-Cotnoir, se soldait à 40 M$, avec une glace de moins, et l'obligation de fermer ces trois arénas pendant 18 mois le temps des travaux.
Estimé erroné
En fin d'après-midi, le maire et les hauts fonctionnaires de la Ville de Trois-Rivières ont convoqué la presse afin de réagir à cette nouvelle, qu'Yves Lévesque n'a pas hésité à qualifier de désinformation.
C'est que l'estimé faisant état de 14 M$ était au départ erroné, indique le directeur des Travaux publics et du génie, Ghislain Lachance, et ne correspondait pas aux exigences de la Ville, présentant un scénario à 3000 sièges plutôt que 5000 sièges.
La haute direction a demandé à l'architecte de fournir un nouvel estimé, qui s'est conclu à 32 M$, ce qu'il a fait 10 jours plus tard, sans charger pour le travail supplémentaire. L'estimé, commandé par la haute direction, ne devait servir qu'à justifier au ministère des Affaires municipales que c'était plus «payant» pour la Ville de construire un colisée neuf plutôt que de rénover l'ancien.
Dans ces circonstances, même le maire assure qu'il n'a jamais eu connaissance de l'estimé de 14 M$, qui ne s'est tout simplement jamais rendu aux élus puisqu'il n'était pas bon. Le maire rappelle par ailleurs que depuis 2010, l'ancien conseil et le conseil actuel ont voté plusieurs résolutions à l'unanimité faisant état de la volonté de la Ville de construire un aréna de 5000 sièges. 
«Si vous avez été pour le projet depuis le début mais que vous changez votre fusil d'épaule à deux mois des élections, je pense qu'on peut se poser des questions», estime le maire.
Ce dernier rappelle qu'avec le scénario présentement envisagé, les contribuables se retrouveront au bout du compte avec une glace de plus sur le territoire pour un investissement total dans les arénas de 30 M$. L'autre scénario, celui de la réfection de l'ancien colisée et de la rénovation de Jean-Guy-Talbot et Jérôme-Cotnoir, se soldait à 40 M$, avec une glace de moins, et l'obligation de fermer ces trois arénas pendant 18 mois le temps des travaux.