Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a rencontré les candidats du Parti libéral Jean-Denis Girard, Pierre-Michel Auger et Marc H. Plante, vendredi après-midi à l'hôtel de ville.

Colisée: les libéraux appuieront les décisions du milieu

Avec un colisée qui se trouve tout en haut de la liste d'épicerie du maire de Trois-Rivières, ce dossier se retrouvera sans cesse au coeur de la plupart des échanges politiques avec Yves Lévesque d'ici le 7 avril prochain, date du prochain scrutin provincial. Vendredi après-midi, c'était au tour des trois candidats libéraux dont les circonscriptions font partie du territoire trifluvien de rencontrer le maire, soit Jean-Denis Girard (Trois-Rivières), Pierre-Michel Auger (Champlain) et Marc H. Plante (Maskinongé) afin d'être sensibilisés à cet enjeu.
Sans surprise, le maire a fait savoir aux candidats qu'il tient mordicus à la concrétisation de ce projet... et à la participation financière du gouvernement provincial. Au terme d'une rencontre de 45 minutes à l'hôtel de ville, il a évidemment été question de cet épineux dossier pendant le point de presse. À la lumière des réponses fournies par les candidats, force est d'admettre qu'ils attendront que les ficelles du dossier soient bien attachées avant d'ensuite se rallier à la position de l'administration municipale.
Pour l'instant, il n'est pas question d'émettre une préférence pour les terrains de l'Université du Québec à Trois-Rivières ou encore ceux du Complexe sportif Alphonse-Desjardins. «Le projet est important et il doit se réaliser. Ce sont les gens du milieu qui auront des décisions à prendre et le gouvernement va être derrière ce qui aura été décidé», a prudemment fait savoir M. Girard.
Cette position plaira certainement au maire de Trois-Rivières qui souhaite compter sur l'appui financier du gouvernement provincial, une fois que le projet sera défini et prêt à concrétiser. «Ce qu'on veut, c'est avoir l'appui des candidats sur la décision finale de la Ville pour l'implantation de cet équipement-là», note M. Lévesque.
Plus tôt cette semaine, le maire Lévesque s'était prêté au même exercice avec le candidat péquiste de Trois-Rivières, Alexis Deschênes, dans une rencontre où il était ressorti que «le courant passe» entre les deux hommes. Encore là, le colisée avait occupé une importante partie de leur discussion.
Vendredi, le maire Lévesque a encore tenu à rappeler que le projet de colisée appartenait à toute la ville et qu'il ne faut pas confronter les secteurs entre eux pour l'obtention de cette infrastructure convoitée. «Quand il y a un projet de Trois-Rivières, ce n'est pas en fonction des comtés, c'est en fonction de la ville de Trois-Rivières», a-t-il laissé tomber.
En plus du Colisée, les candidats ont été sensibilisés aux enjeux économiques - dont l'activité commerciale au centre-ville de Trois-Rivières - ainsi qu'au soutien aux événements culturels et sportifs en région.
«On n'était pas ici pour prendre des décisions. On était ici pour écouter. Le maire nous a parlé de ce qu'il désire pour la ville. On va travailler tous les trois ensemble pour faire avancer ces projets et les amener à maturité», a expliqué le candidat Girard.
Candidats de la région
Sans lancer de pointe directe à ses rivaux politiques, Jean-Denis Girard a tout de même tenu à rappeler en point de presse que les trois candidats sont issus de la région, en référence directe au fait que le candidat péquiste dans Trois-Rivières a été parachuté par le Parti québécois. «On est venus ensemble, trois candidats qui viennent d'ici pour faire avancer la ville de Trois-Rivières», a-t-il souligné.
Par ailleurs, le maire Lévesque a mentionné avoir apprécié pouvoir rencontrer les trois candidats en même temps pour leur faire part de ses priorités. «On est une ville et il y a trois candidats qui nous représentent. Je pense que le message est de travailler pour la ville de Trois-Rivières. Ça nous prend des gens qui ont à coeur la ville», a glissé le premier magistrat, tout en rappelant qu'il ne portera aucune couleur politique pendant la campagne électorale. «Le maire est apolitique et ce qu'on veut, c'est des gens qui vont défendre nos projets», lance M. Lévesque.