Le directeur général Stéphane Boileau est ravi du boulot accompli depuis son arrivée à la tête de la Classique internationale de canots de la Mauricie, à l'hiver 2014.

Classique de canots: «Une progression énorme»

Débarqué à l'hiver 2014 à la tête d'un événement qui battait de l'aile, Stéphane Boileau se réjouit de la croissance observée à la Classique internationale de canots de la Mauricie au cours des trois dernières années.
Avec une image de marque complètement remodelée et des partenariats en hausse significative, le grand manitou de l'événement entrevoit maintenant l'avenir avec optimisme.
«Il y a une progression énorme depuis 2013. À cette époque, on coupait dans les dépenses. La Classique devait se renouveler et trouver une façon d'investir. On a fait le pari d'augmenter les revenus et c'est ce qu'on a réalisé.
Présentement, on ne peut pas demander mieux, mais en même temps, il n'y a rien de gagné. On doit poursuivre le travail», explique Boileau, soulignant au passage que le plus récent bilan financier de l'organisation avait permis de dégager de légers surplus.
Concrètement, la Classique a vu son budget croître de plus de 250 % au cours des trois dernières années, atteignant la somme de 625 587,01$ lors de la plus récente édition.
De cette équation, la proportion d'échanges de services avec divers partenaires a évidemment offert un énorme coup de pouce pour le déroulement des activités. De 6000 $ en 2013, la valeur de ces échanges a atteint 155 000 $ en 2016.
«Il n'y a pas de petit partenariat. Ce sont toutes des associations qui permettent de faire avancer l'équipage de la Classique tout au long de sa progression», image Boileau, particulièrement fier d'avoir fait passer la proportion du financement privé de 52 %  à 69 % du budget total de la Classique.
Non seulement le budget a considérablement gagné en tonus, mais l'engouement au sein de la population a également connu une forte croissance. Les organisateurs ont évalué à 70 000 le nombre de visiteurs l'été dernier sur les différents sites de compétition, une hausse de 30 000 en comparaison avec l'ère pré-Boileau.
À tout cela, la webdiffusion de la compétition est venue offrir un nouvel outil de promotion aux organisateurs. L'été dernier, l'événement a généré plus de 124 000 visionnements en direct, dont 5000 aux États-Unis, 1000 en Grande-Bretagne et près de 1000 en Espagne.
«La webdiffusion peut mettre la Mauricie sur la carte à plusieurs égards. On va continuer à aller de l'avant en ce sens!», lance le DG.
En route vers la 85e édition
La planification stratégique 2014-16 maintenant complétée, Boileau et son équipe s'attaqueront à de nouveaux projets pour l'ère 2017-19. En plus de continuer de développer des partenariats - «de 70, on aimerait atteindre le plateau de 100», souhaite le DG - les organisateurs vont poursuivre leur travail afin d'attirer davantage de rameurs sur la rivière Saint-Maurice.
Évidemment, l'association sera maintenue avec la discipline du rabaska (R9). En parallèle, Boileau promet de redoubler d'ardeur pour bonifier les inscriptions en kayak à deux (K2) ainsi qu'en canot à quatre (C4).
«Le rabaska est en croissance depuis quelques années et c'est même devenu la filiale pour les athlètes en C2. Quant au K2, on croit encore qu'on peut réussir à attirer du monde tandis que le C4 représente une belle alternative pour ceux qui ne sont plus certains de vouloir faire la Classique en C2», indique Boileau, emballé à l'idée de préparer la 85e édition, en 2018.
«On regarde comment on peut positionner la Classique dans d'autres événements. Aussi, on veut développer davantage de sites d'observation afin que l'ensemble de la Maurice se réapproprie la Classique.»