La députée Noëlla Champagne a confié mercredi fait un appel au ministère de la Santé pour tenter d'obtenir l'argumentaire de la décision et qu'elle attendait toujours une réponse.

CHRTR: Noëlla Champagne exige des explications

«Il faut qu'il y ait des explications et sincèrement, si j'en avais, je vous les donnerais.»
Retenue à Québec par les travaux de la Charte sur la laïcité, la députée de Champlain, Noëlla Champagne, était visiblement contrariée d'avoir appris par Le Nouvelliste mardi soir, le projet du ministère de la Santé et des Services sociaux de transférer des activités du laboratoire du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières en direction de Sherbrooke.
La députée a qualifié la nouvelle «de nouvelle tuile» pour la Mauricie. «S'il n'est pas dans mon comté, le CHRTR est dans ma ville, rappelle-t-elle, tout comme l'UQTR. Soixante pour cent de la ville de Trois-Rivières est dans mon comté. Tout ce qui s'y passe me préoccupe.»
La députée qui n'avait encore aucune certitude, croit qu'elle devrait normalement participer à la rencontre prévue vendredi avec le ministre Yves-François Blanchet et la direction du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières.
«On a vérifié avec moi si j'étais à Trois-Rivières vendredi et c'est le cas, alors je devrais être à cette réunion. J'ai autant de questions que vous tous. Je sais que Yves-François n'arrivera pas à cette réunion-là sans avoir les tenants et aboutissants de la décision. Réjean Hébert ne gardera pas le silence non plus, parce que, admettons que ça paraît mal. Mais on connaît M. Hébert, ce n'est tellement pas son style» de favoriser sa circonscription.
La députée avouait mercredi avoir fait un appel au ministère de la Santé pour tenter d'obtenir l'argumentaire de la décision mais qu'elle attendait toujours une réponse. «On est fier de notre laboratoire. On vient de mettre 50 millions $ dans la phase 2 du CHRTR qu'on attendait depuis dix ans! Et là, on viendrait réduire l'importance du CHRTR qui a  un rôle suprarégional à jouer et qui fait travailler un paquet de monde? Je me demande quel est l'impact financier de ce détachement-là ainsi que les impacts collatéraux sur les effectifs médicaux. La raison d'une telle décision ne peut pas être que financière.»
La députée dit comprendre que les institutions du réseau de la santé, mal placées pour critiquer le ministère, mettent de la pression via les médias, mais qu'il revient aux députés de calmer le jeu, avec des raisons solides. «Mais c'est sûr qu'à la longue ça devient fatiguant de toujours se justifier», ne peut s'empêcher de laisser tomber Mme Champagne qui a eu son lot de mauvaises nouvelles à faire avaler à sa région depuis l'élection de son gouvernement.