Pascal Lafrenière, directeur général du Festival western, assure que tout est prêt pour la 50e édition.

C'est parti pour le 50e Festival western de Saint-Tite!

Les motorisés sont déjà arrivés, les estrades sont prêtes à vibrer et les marchands de chapeaux n'attendent que les festivaliers. La cinquantième édition du Festival western de Saint-Tite s'ouvre ce jeudi à Saint-Tite, une édition qui s'annonce historique dans cette petite communauté qui, année après année, fracasse des records d'assistance.
À partir de ce jeudi, Saint-Tite accueillera des milliers de visiteurs qui viendront s'imprégner de l'esprit du western.
L'effervescence est palpable à Saint-Tite depuis la semaine dernière, alors que les premiers motorisés arrivent toujours un peu avant la fête du Travail. Pour l'organisation, les différents chapiteaux ont aussi commencé à s'ériger depuis les deux dernières semaines.
«On sent aussi que la population apporte encore une belle collaboration cette année. Les gens ont bien décoré et ajoutent des éléments pour relater le 50e. Ils font preuve de créativité. Ça fait aussi partie de l'expérience à Saint-Tite», constate le directeur général de l'événement, Pascal Lafrenière.
On préparait cette édition anniversaire depuis plusieurs années à Saint-Tite. Mercredi, à quelques heures de l'ouverture officielle, l'heure était au peaufinage des efforts déployés pour souligner cet anniversaire comme il se doit.
«On est dans les détails de dernière minute. Les techniciens ont commencé à monter la scène aux grandes estrades en pleine nuit, et nous en sommes déjà aux tests d'éclairage. Les aménagements pour le Cirque Éloize sont également complétés. Tout s'installe pour accueillir notre monde. On vit évidemment plusieurs imprévus de dernière minute, mais notre équipe possède une assez solide expérience pour être capable d'y faire face sans que ça ne pose problème», ajoute Pascal Lafrenière.
Jeudi soir, le 50e anniversaire s'ouvrira avec la prestation du groupe Alabama aux grandes estrades. L'un des grands moments de cette édition qui compte parmi les incontournables, selon Pascal Lafrenière. À ce concert s'ajoutent également le spectacle de clôture, mis en scène par Renée Martel, de même que le rodéo de nuit et plusieurs nouveautés qui viennent ajouter à la programmation, déjà bonifiée en prévision du 50e anniversaire. 
«On aura une grande roue cette année, je crois que c'est une première. Le défilé Chaussures Pop de dimanche pourra compter sur des tableaux inédits, avec notamment un attelage de 10 chevaux. On a aménagé un chapiteau dédié exclusivement à la danse country, c'était une demande forte de la part de nos participants», énumère M. Lafrenière, qui ajoute que des chansonniers et duos musicaux qui ont traversé l'histoire du Festival western animeront les différentes terrasses en ville, histoire de faire un clin d'oeil à l'apport musical de ces groupes pour l'événement.
Rodéos
La route vers le 50e anniversaire aura connu son lot d'embûches pour l'équipe du festival, qui a fait face au dépôt d'une injonction visant à faire interdire le rodéo urbain de Montréal, au mois d'août, sous prétexte que l'activité contrevenait à la Loi sur le bien-être et la sécurité animale.
L'injonction, qui a depuis été retirée, menaçait du même coup toute l'industrie du rodéo, ce qui aurait signifié la fin du Festival western pour Saint-Tite. Les négociations avec la partie adverse ont mené à une entente permettant à un groupe mandaté par les demandeurs de venir observer les pratiques dans le cadre de tous les rodéos qui auront lieu à Saint-Tite cette année.
«Nous allons leur donner accès parce que nous n'avons rien à cacher. Même les ministres Paradis et Lessard ont déjà affirmé que nous étions un exemple de bonnes pratiques et de respect de la loi. Nous offrons aussi des visites guidées, la Face cachée du rodéo, au public, et nous allons, samedi, ouvrir nos portes aux médias pour permettre de bien comprendre la discipline pour laquelle, on le constate souvent, il y a une certaine méconnaissance», indique Pascal Lafrenière.
Ce dernier ne cache pas que toute cette affaire aura généré du stress et des émotions pour son équipe. «La bataille n'est pas terminée. Oui, ça cause du stress et des émotions car on attaque notre culture. Ce sont des gens qui prétendent des choses sans même jamais être venus voir un rodéo. Mais nous sommes confiants que nous respectons les protocoles, et nous allons leur montrer que nous faisons tout ça dans les règles de l'art», évoque M. Lafrenière.