Jean-François Aubin a officialisé sa candidature à la mairie de Trois-Rivières devant plus de 150 personnes. Il était appuyé de sa conjointe, Cécilia Protz, ainsi que de l'un de ses fils, Diego.

C'est confirmé: Aubin candidat à la mairie

C'est maintenant officiel, le conseiller municipal Jean-François Aubin fait le saut et deviendra candidat dans la course à la mairie de Trois-Rivières. Il en a fait l'annonce lundi soir au Musée québécois de culture populaire devant plus de 150 personnes venues l'appuyer et lui manifester, parfois bruyamment, leur volonté de voir un changement à la mairie de Trois-Rivières.
C'est d'ailleurs comme étant celui qui pouvait incarner ce changement que Jean-François Aubin a tenu à se présenter. Décochant quelques flèches envers le style de gestion de l'actuel maire Yves Lévesque, M. Aubin a fait savoir qu'il voulait se faire rassembleur et miser sur l'écoute des citoyens, une qualité qu'il estime ne pas avoir souvent senti dans l'administration actuelle.
«Je veux gouverner en écoutant, une chose que je n'ai pas l'impression qui se fait tout le temps», a-t-il lancé, soulevant les applaudissements de la foule.
Essentiellement, Jean-François Aubin dit avoir senti, au cours des quelques semaines qui ont alimenté sa réflexion, que les gens rencontrés un peu partout sur le terrain manifestaient un réel désir de changement.
«Les gens me disent qu'il est temps. On a développé notre ville d'une certaine façon, on a fait un bon bout, mais là il est temps de rééquilibrer les choses, faire les choses d'une autre manière», évoque M. Aubin, qui martèle l'importance pour lui de miser sur la création d'emplois de qualité, mais aussi de respecter la capacité de payer des contribuables.
D'ailleurs, il n'a pas hésité à pointer du doigt la façon de faire du maire Yves Lévesque qui, selon le candidat, souhaite toujours miser sur «les gros projets qui flashent», citant au passage le projet de fontaine/jeux d'eau à l'Amphithéâtre Cogeco auquel il s'est opposé.
«Dans la tête de monsieur Lévesque, ça prend de quoi de gros, qui va épater la galerie. Moi je dis concentrons-nous sur les besoins plus directs de la population», a-t-il mentionné en point de presse un peu plus tard.
Jean-François Aubin a dit non seulement vouloir miser sur l'économie, mais aussi la rétention des jeunes à Trois-Rivières, un meilleur soutien aux PME et aux entreprises, sur les aînés et les familles dans un «cadre de vie social basé sur le respect, la justice et l'équité», a-t-il mentionné.
À 56 ans, Jean-François Aubin met donc sa carrière d'enseignant au Cégep de Trois-Rivières en veilleuse pour se consacrer, à 10 mois des élections municipales, à terminer son mandat de conseiller municipal mais aussi à travailler à temps plein sur sa campagne électorale.
Une longue période qu'il estime nécessaire pour pouvoir mener à terme son projet de «mouvement rassembleur pour offrir une nouvelle vision de la politique municipale à Trois-Rivières».
«Je veux vous inviter, je veux travailler avec vous pour qu'ensemble, on fasse bouger les choses. Je vais aller à la rencontre des citoyens, des organisations, des entreprises, même des assemblées de cuisine pour entendre vos idées et vous partager les miennes. Invitez-moi, je vais y aller», a-t-il lancé à la foule, se disant aussi conscient qu'il devra maintenant se faire connaître davantage.
Division du vote
L'annonce de cette candidature fait de Jean-François Aubin le troisième candidat sur les rangs pour la course à la mairie.
Outre le maire Yves Lévesque qui souhaite solliciter un cinquième mandat, l'auteur et intervenant en itinérance Adis Simidzija a annoncé lui aussi qu'il souhaitait briguer la mairie.
M. Aubin compte d'ailleurs aller à sa rencontre, afin de savoir si leur vision des choses ne pourrait pas se rejoindre, même s'il dit respecter le principe démocratique voulant que chacun soit libre de se présenter. 
Car s'il se dit confiant de représenter une tendance qui se dessine dans la population, Jean-François Aubin estime aussi que la division du vote peut nuire au changement qu'il espère incarner, lui qui rappelle qu'en 2013, 51 % de la population n'a pas voté pour Yves Lévesque.