Lors de la conférence de presse de la FIQ et du Syndicat des professionnels en soins, Roberto Bomba et Johanne Grenier ont pris la parole, mercredi.

Centre Parents-enfants: 15 des 40 postes supprimés

Confronté à un manque à gagner de quelque 800 000 $, le Centre de la santé et des services sociaux de l'Énergie (CSSSÉ) va de l'avant dans la suppression de 15 postes sur 40 (37,5 %), au centre Parents-enfants.
En réaction, le Syndicat des professionnels en soins, affilié à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), dénonce cette décision et demande à la partie patronale de faire marche arrière.
«Ces coupures-là sont inacceptables. On veut que l'employeur recule. On n'accepte pas ces coupures parce qu'il y a un risque au niveau de la population de Shawinigan et des environs. On veut que l'employeur mette ses coupures de côté et qu'il prenne le temps d'analyser. On comprend qu'il doive absorber ce déficit. Mais qu'il l'étale sur une plus longue période de temps», plaide Roberto Bomba, trésorier national de la FIQ.
«C'est sûr qu'en terme de chiffres, c'est la solution magique. Mais en terme de qualité de soins, il va y avoir un impact important pour la population», prévient-il.
Le syndicat tient à souligner que le personnel en place ne suffit déjà pas à la tâche. Et qu'on l'ampute de plus du tiers jette encore plus d'incompréhension au sein de ses troupes. «Avec tous les chiffres qu'on leur montrait, tout le temps supplémentaire obligatoire, on avait toujours espoir que l'employeur comprenne. Mais force est de constater que non. Ç'aurait retardé l'échéancier», déplore Johanne Grenier, présidente du Syndicat.
Le Syndicat s'interroge sur les gestionnaires
Le syndicat ne cache pas sa surprise devant ce déficit, d'autant plus qu'il y avait eu création de postes avant cela. «En l'espace de quelques mois, ils ont vu qu'il y avait une déficit important qui prenait forme», relate M. Bomba.
Le syndicat s'interroge donc sur les gestionnaires dans ce dossier. Mme Grenier note que la gestionnaire permanente s'est prévalue d'un congé de maternité en avril et a été remplacée par deux autres: l'une voit au volet clinique, et l'autre au côté administratif. «Et c'est en juin qu'on a été mis au courant de ce déficit-là», note Mme Grenier.
Ce qui ajoute à la surprise syndicale c'est que cette décision survient alors que la demande est à la hausse. «Leur raisonnement ne suit pas. Il y a plus de besoins au niveau des soins, au niveau des femmes enceintes de la région qui viennent à Shawinigan. Mais en même temps, ils disent qu'il va falloir réduire. On va quand même desservir la même population, mais les travailleurs ne peuvent pas en faire plus. Ils vont devoir faire des choix. Les patients vont devoir attendre. C'est à cette situation que cela va nous mener», anticipe M. Bomba.
D'autre part, le Syndicat est en désaccord avec le transfert de lits destinés aux personnes en perte d'autonomie vers le privé. On a rappelé hier que l'Unité transitoire de réadaptation fonctionnelle (UTRF) située au centre d'hébergement Laflèche (Grand-Mère) fermera ses portes en juin, et le CHSLD Joseph-Garneau (Shawinigan) fera de même: une partie des lits se retrouvera dans les locaux de l'UTRF et l'autre partie en ressource intermédiaire.