Directrice générale de la SDC, Catherine Raymond propose un nouvel emplacement à la SAQ afin de remplacer sa succursale située sur la rue des Forges, au centre-ville.

Catherine Raymond déplore ne pas avoir vu naître le marché public

Si le départ de Catherine Raymond de la Société de développement commercial (SDC) du centre-ville de Trois-Rivières se dessinait tranquillement depuis le mois d'août dernier, force est de constater que le dossier du marché public aura pesé dans la balance de sa décision.
«Je suis fatiguée d'être dans ce climat-là. Je suis allée au bout de ce que j'étais capable de faire. Je ne peux pas dire que le projet est mort et enterré, mais il y a tellement de gens qui cherchent des prétextes pour que ça ne fonctionne pas. Je préfère aller travailler dans un climat de collaboration plutôt que de confrontation», explique Catherine Raymond en entrevue au Nouvelliste.
Cette dernière se désole que la CRÉ, le MAPAQ et la Ville de Trois-Rivières ne déploient pas toutes les énergies nécessaires pour faire aboutir le projet de marché public rapidement, et du même coup sauver la succursale de la SAQ au centre-ville. «C'est maintenant que la décision se prend, pas dans un an», fait-elle remarquer.
Catherine Raymond a été approchée par la SDC de Québec au mois d'août. La transition vers ce nouveau travail devait se faire dans un délai de deux ans, laissant aussi le temps à la nouvelle directrice générale, Marie-Ève Croteau, de prendre la relève. Le projet a cependant été devancé, et le flambeau se passera le 1er avril.
«Les besoins à Québec étaient grands et les projets poussent partout. Les astres se sont alignés pour que j'y aille plus vite, c'est tout», constate celle qui dit devoir tout de même vivre un deuil en quittant Trois-Rivières. «Ça me brise le coeur. Ce n'est pas une décision facile à prendre et j'ai l'intention de rester dans l'entourage si on a besoin de moi», ajoute-t-elle.
Bien que de nombreux défis attendent la relève, Catherine Raymond se félicite des nombreux projets qu'elle a pu mener à terme depuis son entrée en poste, en 2006. Elle cite au passage la revitalisation des rues Hart et Badeaux. Plusieurs défis restent tout de même à être surmontés.
«Il y aura de grandes interventions à faire au centre-ville, et la SDC ne peut pas y arriver toute seule. Il faut une volonté politique. Le coeur commercial a besoin de quelques années d'intervention. Ce n'est pas long que ça s'effrite, le succès, et la SDC ne peut pas tout assumer, mais elle pourra collaborer, ça c'est certain», affirme Catherine Raymond.