Dans l'ordre habituel, on retrouve Johanne Giguère, vice-rectrice à l'administration et aux finances de l'UQTR et responsable de la gestion du projet, Alexandre Cusson, maire de Drummondville, et Nadia Ghazzali, rectrice de l'UQTR.

Campus de l'UQTR à Drummondville: les plans se précisent

«C'est le projet le plus structurant de l'histoire et ce sera l'année du bicentenaire.» Le nouveau maire de Drummondville, Alexandre Cusson, était heureux, mercredi, de constater que les échéanciers pour le campus de l'UQTR prévoient toujours une ouverture en septembre 2015, soit l'année du 200e anniversaire de la ville.
«Et il n'y a pas de plan B», a-t-il prévenu devant des dirigeantes de l'Université du Québec à Trois-Rivières prêtes à relever le défi.
De toute évidence, tous les partenaires dans ce projet de 30 millions de dollars sont confiants de respecter les délais serrés pour accueillir une première cohorte d'étudiants dès l'an prochain.
C'est la Ville de Drummondville qui agit à titre de moteur financier. Elle sera d'ailleurs propriétaire du bâtiment. La Ville louera l'établissement à l'UQTR au coût de deux millions de dollars par année pendant 25 ans. Et l'un des huit millions de dollars amassés par la Fondation de l'UQTR pour offrir un fonds de roulement au campus provient justement de Drummondville.
«Ce projet ouvre des perspectives de développement multiples au Centre-du-Québec. Il suscite l'adhésion de toute la collectivité. C'est pourquoi la Ville en fait une priorité et met tout en oeuvre pour collaborer à son succès», ajoute le maire Cusson.
Cet ancien directeur d'école parle d'un campus de rêve, dans un cadre enchanteur à l'américaine. D'ailleurs, trois millions de dollars ont servi à acquérir le terrain des pères Montfortains. Et il y aura deux accès routiers: l'un sur la rue Montplaisir et l'autre sur la route 122. Des feux de circulation seront installés aux deux endroits, mais l'Avenue des Pères ne donnera pas accès au site universitaire.
«Le service de transport en commun sera révisé et bonifié afin de bien desservir les étudiants», a annoncé le maire Cusson.
Le projet prévoit l'installation d'un stationnement payant de 400 places qui, croit-on, devrait suffire, considérant que les horaires des étudiants varient entre 8 h et 22 h et que plusieurs ne possèdent pas d'automobile.
Par ailleurs, les pères Montfortains continueront d'occuper la maison d'évangélisation Marie-Reine-des-Coeurs. L'entente prévoit qu'ils pourront poursuivre leurs activités à cet endroit jusqu'en 2017. Le terrain acquis par la Ville pour le projet s'étend sur 116 470 mètres carrés. L'édifice, dont l'architecture devrait s'harmoniser avec le bâtiment des pères Montfortains, aura une dimension de 7000 mètres carrés sur trois étages. La zone humide de 7400 mètres carrés sera entièrement conservée et une partie importante du boisé, soit 34 000 mètres carrés, sera préservée.
«Il y a de la place pour l'expansion», a lancé la rectrice de l'UQTR, Nadia Ghazzali. En effet, si au départ, on envisage y recevoir 750 étudiants, le concept est déjà prévu pour 1600. «Et le site pourrait accueillir 3000 étudiants à moyen terme», a précisé la vice-rectrice à l'administration et aux finances, Johanne Giguère.
Évoquant une deuxième et une troisième phase, celle-ci dit travailler déjà à «regarder d'autres projets de programmes de développement».
Depuis l'automne 2012, l'UQTR offre déjà deux programmes de baccalauréat en territoire centricois (éducation au préscolaire et enseignement primaire ainsi que sciences infirmières), dans les locaux du Cégep de Drummondville. Les étudiants de ces deux programmes pourront être relogés dans le futur campus de l'UQTR, dès que celui-ci sera opérationnel.
D'autres programmes de baccalauréat seront progressivement implantés à Drummondville dans les années à venir, notamment dans les domaines des sciences comptables, de l'administration, de l'informatique et du génie mécanique. Tous ces programmes ont été ciblés afin de répondre aux besoins en main-d'oeuvre dans la région du Centre-du-Québec.
L'UQTR travaille également au développement d'un cursus baccalauréat-maîtrise en travail social. Pour assurer l'offre de cours et le fonctionnement du campus, l'UQTR a prévu l'embauche d'une vingtaine de professeurs, ainsi que de 18 autres employés.
«En tant que leader régional, l'UQTR s'est assurée de concevoir un campus qui répondra aux attentes de sa clientèle, tout en prenant soin de prévoir les besoins futurs en termes de nombre d'étudiants, de services et d'offre de formation. De cette façon, nous contribuerons au développement socioéconomique régional, à l'attraction et à la rétention des étudiantes et étudiants ainsi qu'à l'accroissement des compétences et de la capacité d'innovation des acteurs du milieu», renchérit la rectrice Nadia Ghazzali.
Les appels d'offres professionnels pour les plans et devis seront bientôt lancés par l'UQTR. La sélection des architectes et ingénieurs se fera avant la fin du mois de janvier. Les plans et devis seront livrés à la Ville de Drummondville au mois de mars pour un début des travaux dès le mois de juin. Et c'est la Ville de Drummondville qui chapeautera toute la construction du complexe.