André Beaudoin

Boulet n'a pas à se poser en victime, selon André Beaudoin

Le sang d'André Beaudoin a fait un tour lorsqu'il a lu les propos de la députée sortante dans Laviolette, Julie Boulet, au sujet de la vente de ses actifs dans sa pharmacie et dans l'entreprise familiale G.A Boulet. La députée établissait alors une comparaison entre sa situation et celle de Pierre Karl Péladeau, dont certains prétendent qu'il devrait vendre ses actifs dans Québecor maintenant qu'il est en politique.
La députée de Laviolette, Julie Boulet.
Selon le candidat péquiste, la comparaison est boiteuse et l'ex-ministre libérale n'a pas à se poser en victime. «C'est important de rappeler qu'au moment où le premier ministre a demandé à Mme Boulet de vendre ses actifs pour entrer au cabinet, elle était élue. Ce qui n'est pas le cas de M. Péladeau au moment où l'on se parle», a-t-il tenu à rappeler à nouveau.
M. Beaudoin ajoute qu'à l'époque, il n'y avait ni code d'éthique ni code de déontologie et que c'est un vote unanime à l'Assemblée nationale qui a permis de corriger cette situation. «On se souvient qu'à l'époque, plusieurs se plaignaient du fait que cela nuisait aux candidatures d'envergure de gens en affaires. Alors qu'aujourd'hui, elle s'apitoie sur sa situation, je trouve ça un peu opportuniste de sa part.»
M. Beaudoin ajoute qu'il ne comprend pas pourquoi Mme Boulet prétend que pour elle, «les portes sont maintenant closes» alors que rien ne l'empêchera après le 7 avril de redevenir entrepreneure dans quelque secteur que ce soit.»