André Beaudoin, candidat péquiste dans Laviolette, juge sévèrement le bilan de Julie Boulet.

Beaudoin et Boulet s'affrontent sur l'intégrité

L'intégrité s'est mise de la partie dans la circonscription de Laviolette, lundi, alors que le candidat du Parti québécois, André Beaudoin, et la députée libérale sortante Julie Boulet se sont renvoyé la balle à travers des déclarations publiques.
<p>Julie Boulet </p>
Le candidat péquiste a d'abord questionné sa rivale libérale sur son rôle dans le déclenchement d'une commission d'enquête sur la corruption et la collusion dans l'industrie de la construction. Cette sortie de M. Beaudoin survenait à la suite d'une déclaration du député libéral de Portneuf, Michel Matte, qui a révélé que la mise sur pied d'une telle commission ne faisait pas l'unanimité à l'époque du gouvernement de Jean Charest.
M. Beaudoin se plait d'ailleurs à rappeler que 38 des 125 candidats libéraux de la présente campagne électorale faisaient partie du gouvernement Charest lorsqu'il y a eu 11 votes contre le déclenchement d'une commission d'enquête.
«Est-ce que Julie Boulet s'est rangée du côté de Jean Charest ou a-t-elle fait pression pour que cette commission soit déclenchée et que les Québécois connaissent enfin la vérité?», a demandé le candidat péquiste.
La principale intéressée a aussitôt répliqué que «le PQ n'a aucune leçon à donner en matière d'intégrité. Cinq jours avant de passer en commission à propos du deal entre son mari et la FTQ, Mme Marois a décidé de déclencher des élections. En matière d'intégrité on repassera», martète Mme Boulet.
Cette dernière a également tenu à rappeler que c'est elle qui a mis en place l'unité anti-collusion au ministère des Transports et que son gouvernement a ensuite créé l'escouade Marteau puis l'Unité permanente anti-corruption. «Le PQ a voté contre la mise en place de l'UPAC. Et pourtant, c'est l'UPAC qui a fait le ménage à Montréal et Laval», ajoute la députée sortante de Laviolette.
Selon Mme Boulet, ces attaques du PQ ne font que détourner l'attention de son véritable enjeu qui est un référendum.