Une page d'histoire sera tournée à Nicolet avec la démolition des bâtiments excédentaires entourant le Collège Notre-Dame-de-l'Assomption.

Bâtiments des Soeurs de l'Assomption: feu vert à la démolition

D'ici l'automne, une page d'histoire sera tournée à Nicolet avec la démolition des bâtiments excédentaires entourant le Collège Notre-Dame-de-l'Assomption. Une décision prise à regret par les Soeurs de l'Assomption de la Sainte Vierge, et ce, après avoir analysé plusieurs pistes de solution, en étroite collaboration avec la Ville.
C'est que la Congrégation n'a plus les ressources financières nécessaires pour entretenir, à grands frais, ces pavillons ni investir des sommes colossales pour les travaux requis pour contrer l'instabilité des sols. Elle doit, plus que jamais, utiliser toutes ses ressources et ses énergies pour prendre soin de sa population vieillissante.
«Depuis 2012, l'avenir de notre maison a fait l'objet de nombreuses discussions avec la Ville de Nicolet qui comprend bien les réalités qui nous interpellent. Malgré les efforts déployés au cours des derniers mois, aucune initiative viable et porteuse d'avenir n'a pu surgir. Nous tenons à remercier, du fond du coeur, la Ville de Nicolet et ses concitoyens pour leur précieuse collaboration. Nos soeurs sont profondément attachées à la communauté de Nicolet où perdure, depuis 144 ans, leur mission éducative. Elles continueront d'ailleurs d'y habiter», a fait savoir soeur Carmelle Champagne, trésorière générale de la Congrégation.
Rappelons que la Congrégation emploie plus de 200 personnes, autant de ressources indispensables qui continueront d'oeuvrer auprès des 142 religieuses qui résident à Nicolet.
À la fin de 2016, le milieu avait tenté de trouver une solution tout en souhaitant l'arrivée d'un acquéreur dans le décor. Mais devant l'absence de solutions réalistes, la décision de démolir, quoique difficile, se sera imposée d'elle-même.
«La communauté des Soeurs de l'Assomption de la Sainte Vierge demeure et demeurera très chère dans le coeur de tous les Nicolétains et Nicolétaines. C'est une triste réalité et une lourde perte pour toute notre communauté. Une page se tournera dans quelques jours avec la démolition de ces bâtiments», a commenté la mairesse Geneviève Dubois.
Selon elle, on doit se rendre à l'évidence, à savoir que la préservation de ces imposants bâtiments institutionnels demeure une préoccupation, comme c'est souvent le cas dans notre société. «C'est un enjeu véritable auquel sont confrontées nos administrations municipales et gouvernementales. Les coûts exorbitants inhérents à leur conservation n'ont pas permis de conclure à la création d'une nouvelle vocation, malgré tous les efforts déployés par la Ville auprès des Soeurs, des promoteurs et des intervenants des milieux économique et social», se désole Mme Dubois.
«On a tout tenté pour susciter, créer ou permettre de faire émerger un projet par le milieu qui aurait eu un potentiel de préservation de ce bâtiment», a-t-elle renchéri.
Celle-ci signale que beaucoup de souvenirs sont rattachés à la présence des Soeurs et à leur mission éducative. «Un legs important des Soeurs de l'Assomption de la Sainte Vierge demeurera à Nicolet, soit la présence de cet établissement d'enseignement privé, le Collège Notre-Dame de l'Assomption», fait remarquer le mairesse de Nicolet.
La démolition des pavillons Secondaire III, Bourgeois, Leduc, du Sacré-Coeur, du Noviciat et de l'Aile D de la Maison mère débutera donc au cours de la troisième semaine du mois de mai avec l'objectif de terminer les travaux pour la prochaine rentrée scolaire. 
Rappelons qu'en octobre dernier, la Congrégation a permis au Collège d'acquérir, pour la somme symbolique de 1 $, les bâtiments qu'il occupe déjà de même que les terrains nécessaires à ses activités. Un geste destiné à assurer la pérennité d'une oeuvre éducative marquante pour tant de générations.
«Pour notre Congrégation, une page de notre histoire se tourne aujourd'hui. Nous envisageons l'avenir avec confiance, sérénité et le sentiment du devoir accompli», conclut Soeur Champagne.