La Ville de Trois-Rivières a évalué à un peu plus de 8 M$ les installations et terrains appartenant au port de Trois-Rivières, mais Ottawa revoit cette évaluation à environ 3 M$.

Baisse de 18 % du trafic au port de Trois-Rivières

Le port de Trois-Rivières a subi une diminution de 18 % de son trafic en 2013 et le secteur du grain est grandement responsable de ce repli.
Lors de la cérémonie d'accueil du premier bateau de l'année, tenue vendredi, Gaétan Boivin a fait le bilan des activités de 2013. Selon le président et directeur général du port, la baisse du trafic général s'explique par la fin du monopole de la Commission canadienne du blé. Cette situation a causé du remous sur les marchés: à Trois-Rivières, le trafic du grain a chuté de moitié, passant de 1,6 million de tonnes métriques à 800 000.
«On a perdu le monopole. La Canadian Wheat Board est un gros client du port de Trois-Rivières. On pense que 2014 va être meilleure, d'autant qu'elle a fait l'acquisition des élévateurs de Trois-Rivières. Elle achète le grain et le transporte. Elle devrait passer par ses infrastructures. Ça démontre une confiance envers le port de Trois-Rivières: sa seule sortie sur le fleuve, c'est à Trois-Rivières», raconte M. Boivin, en spécifiant que l'Europe et l'Afrique du Nord sont des marchés intéressants pour le port trifluvien.
En 2013, le trafic du port de Trois-Rivières a été de 2,7 millions de tonnes métriques, soit 600 000 de moins qu'en 2012. Si ce n'était de la performance à la baisse du secteur du grain, le port aurait connu une meilleure année.
Le vrac solide, à part le grain, a grimpé de 6 %, passant de 1,3 à 1,4 million de tonnes métriques. Une hausse de 11 % est observée dans le trafic des marchandises générales qui a grimpé de 151 000 tonnes métriques à 167 000. Le marché du vrac liquide s'est maintenu à 300 000 tonnes métriques.
Cap sur 2020
La phase 2 du grand projet Cap sur 2020 devrait connaître une nouvelle avancée en 2014. On sait que le port veut reconstruire le vieux quai numéro 13 et qu'il a demandé une aide de 10 millions de dollars au gouvernement canadien.
Gaétan Boivin a bon espoir qu'une nouvelle positive arrivera d'Ottawa. Pour cela, il faudra attendre de connaître les budgets reliés à des programmes d'aide.
«C'est un bon projet, le montant demandé n'est pas exagéré, on s'est amélioré partout, on est un port modèle. On a besoin d'une aide ponctuelle. Le futur, on va s'en occuper», plaide M. Boivin.
La direction du port affirme qu'elle va poursuivre ses efforts afin d'améliorer le taux de roulement des marchandises. Des investissements seront effectués afin de rendre le réseau ferroviaire plus performant. Le port va travailler à maximiser les espaces de stockage.