La Société des écrivains de la Mauricie a lancé hier son 35e concours littéraire pour l'obtention du Prix Clément-Marchand. On retrouve sur la photo la présidente de la SÉM Guylaine Beaudoin, le vice-président et responsable du concours Sébastien Dulude et le trésorier Guillaume Morissette, en compagnie de la propriétaire de la Librairie Clément Morin, Sylvie Morin.

Auteurs, à vos claviers!

Qu'ils aient 18 ou 74 ans, qu'ils soient étudiants, retraités ou peu importe le métier qu'ils exercent, les écrivains dans l'âme sont invités à participer au 35e concours littéraire de la Société des écrivains de la Mauricie (SÉM) pour la conquête du Prix Clément-Marchand.
Comme à toutes les années, les résidants de la Mauricie et du Centre-du-Québec âgés de 18 ans et plus peuvent proposer au jury un texte sous forme de prose ou de poésie. Le Prix Clément-Marchand est assorti d'une bourse de 1000 $ offerte par la librairie Clément Morin, tandis que la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie attribuera une bourse de 500 $ au récipiendaire de la «mention».
Les personnes intéressées ont jusqu'au 9 mai pour soumettre une oeuvre inédite, d'une longueur de 15 à 20 pages pour la prose ou de 10 à 15 pages (à double interligne, recto seulement) pour la poésie. Les textes peuvent être envoyés par la poste, en trois exemplaires (Prix Clément-Marchand, 1425, Place de l'Hôtel-de-ville, C.P. 368, Trois-Rivières, G9A 5G4) ou par courriel à l'adresse prixclementmarchand2014@gmail.com.
Toute la démarche se fait sous un pseudonyme, ce qui implique l'ajout d'une enveloppe cachetée comprenant l'identité de l'auteur pour le cas des envois postaux, ou encore un fichier séparé la dévoilant, dans le cas du courriel.
Le vice-président de la SÉM et responsable du concours, Sébastien Dulude souligne que «le mécanisme des pseudonymes fait que tout le monde a une chance égale». Cette observation compte parmi les arguments qu'il cite pour encourager les gens à participer au concours. «Et ça ne coûte rien pour participer, surtout par courriel», ajoute-t-il.
La remise de prix se tiendra le27 mai au Foyer Gilles-Beaudoin de la salle J.-Antonio-Thompson. Des extraits de textes qui ont retenu l'attention des trois membres du jury sans mériter l'ultime récompense, seront lus à cette occasion.
«C'est une belle reconnaissance pour les participants sélectionnés. Aussi, lors du dévoilement, les gens ont la chance d'établir des liens, d'échanger avec d'autres écrivains, ce qui est plutôt rare dans le domaine littéraire. C'est un excellent moyen de s'insérer dans une communauté», fait valoir M. Dulude.
La présidente de la SÉM Guylaine Beaudoin renchérit avec d'autres arguments pour stimuler la confiance en soi des écrivains en herbe: «Pour devenir écrivain, ça prend un écrit. Il faut juste se lancer. Il faut passer la barrière de la crainte de la critique. On écrit pour soi, et tant mieux si les gens aiment ça. Écrire, c'est tellement un des meilleurs moyens d'exprimer ce qu'on vit, de libérer une voix intérieure».
Notons que les écrivains professionnels, les membres réguliers de la SÉM et les anciens lauréats ne sont pas admissibles au concours.