Le candidat à la mairie de Trois-Rivières, Jean-François Aubin.

Aubin veut que Trois-Rivières devienne la ville de l'entrepreneuriat

La Ville de Trois-Rivières devra devenir «la ville de l'entrepreneuriat» si on souhaite encourager la création d'emplois de qualité au cours des prochaines années. C'est du moins l'engagement qu'a pris le candidat à la mairie, Jean-François Aubin, lors du dévoilement de ses orientations économiques, mercredi matin.
Pour ce faire, M. Aubin compte miser sur d'importants partenariats avec les institutions d'enseignement, Innovation et développement économique (IDÉ) Trois-Rivières ainsi que les différents acteurs du milieu comme la Chambre de commerce, et faire en sorte que la Ville facilite le plus possible le développement de l'entrepreneuriat.
Bien que plusieurs efforts aient été mis sur le développement économique ces dernières années, Jean-François Aubin estime que la Ville n'en a pas fait assez en ce qui concerne précisément l'entrepreneuriat.
«Ce n'est pas assez prioritaire, ce n'est pas assez porté par la Ville. Quand est-ce que vous avez entendu la Ville dire: «On se donne des objectifs précis»? Il faut que ce soit beaucoup plus fort que c'est là, qu'on ait un plan d'action coordonné avec nos partenaires», croit le candidat.
Actuellement classée 48e au Canada au niveau de l'entrepreneuriat, M. Aubin souhaite que d'ici 2025, Trois-Rivières se classe parmi les dix premières villes et entend tout faire pour y arriver. «Ça c'est un objectif précis et qui sera mesurable, vérifiable», constate-t-il.
À travers cette vision, il souhaite notamment s'inspirer de bonnes pratiques et bâtir des ponts avec les autres villes, comme Shawinigan et son Digihub. 
«On devra s'inspirer de l'expérience de Shawinigan. On le fera à notre façon. Eux ont opté pour un centre d'entrepreneuriat. Nous on a la chance d'avoir l'université, le collège et le Cégep. On va travailler beaucoup avec eux, en collaboration ou en esprit de participation avec une ville comme Shawinigan», avance M. Aubin, qui réitère sa volonté de réinjecter de l'argent dans IDÉ Trois-Rivières, notamment pour l'embauche d'une ressource exclusivement dédiée au démarchage entrepreneurial.
«Présentement, on attend que ça vienne cogner à la porte avec un projet. On sera proactif, on ira vers les gens dans les institutions d'enseignement et on va tout de suite soumettre aux étudiants l'idée qu'ils pourraient devenir des entrepreneurs. Si vous voyez que dans votre domaine, vous avez un potentiel de devenir un entrepreneur, on va vous accompagner là-dedans. Il faut qu'on ait une personne à IDÉ dont ce sera le seul mandat, le développement de l'entrepreneuriat», ajoute-t-il.
Transport
Par ailleurs, Jean-François Aubin souhaite miser sur la position géographique enviable de Trois-Rivières de même que sur toutes les infrastructures de transport existantes dans la ville pour positionner la région comme une plateforme multimodale de transport. 
«Trois-Rivières deviendrait cet axe où transitera une grande part des marchandises du Québec», évoque-t-il, disant notamment s'inspirer du modèle de la ville de Chicago, qui s'est développée autour du même créneau.
«Le port se développe mais on n'a pas toujours l'impression que la Ville est partie prenante de ça. On doit se demander si la Ville peut faciliter ça, est-ce qu'on peut aller encore plus loin avec le port? Au niveau de l'aéroport, il faut se demander si ça doit demeurer un équipement seulement pour la Ville de Trois-Rivières ou si ça ne devrait pas être un équipement régional et qu'on travaille avec nos partenaires de la région pour voir comment eux peuvent y trouver leur compte, où ce sera gagnant gagnant», croit M. Aubin, qui n'exclut pas non plus de voir devenir l'aéroport une plaque tournante des vols régionaux, de même qu'une référence en ce qui concerne la formation de pilotage d'aéronefs, comme l'aéroport de Saint-Hubert.
Le candidat est d'avis qu'en ce qui concerne le développement économique, Trois-Rivières ne peut plus se permettre de miser uniquement sur le développement de ses grands parcs industriels, comme avant.
«C'est peut-être lié à notre histoire de grandes industries. Ça nous a pris du temps de sortir du paradigme, du rêve de la grande entreprise qui vient s'installer à Trois-Rivières avec plusieurs centaines d'emplois et que ça règle tout. Longtemps, c'est ce qu'on a cherché à faire. On a misé davantage sur nos parcs industriels en disant qu'on allait recevoir une grande entreprise et que tout allait se régler. Ce n'est plus ça. Les autres villes aussi le comprennent et il faut qu'on active, qu'on aille plus loin que ce qu'on a fait à date avec l'entrepreneuriat», souligne-t-il.
Le candidat sera par ailleurs présent jeudi soir à 17h au Club de golf Métabéroutin afin de lancer officiellement sa campagne. Il a d'ailleurs invité la population à se joindre à lui.