Le ministre du Commerce international et député de Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne, avait annoncé une aide gouvernementale de 35,7 millions $ pour l'eau potable autour du lac à la Tortue en compagnie de Michel Angers et de la ministre responsable de la Mauricie et députée de Laviolette, Julie Boulet.

Assainissement des eaux: Angers veut toujours intégrer de nouvelles rues

Même si le gouvernement provincial avait considéré cette volonté comme un irritant au dossier l'an dernier, le maire de Shawinigan, Michel Angers, persiste à croire que des bouts de rues pourraient être ajoutés dans le cadre de l'important projet d'assainissement des eaux usées, dans le secteur Lac-à-la-Tortue.
Lors de la dernière séance publique régulière, Yves Dessureault s'est adressé au maire, à la période de questions, pour réitérer cette demande. Visiblement satisfait de constater que la Ville de Shawinigan était parvenue à qualifier le projet dans un nouveau programme pour relâcher un peu de pression financière sur les riverains, ce citoyen souhaite que des efforts soient déployés pour permettre aux résidents qui se retrouvent à quelques dizaines de mètres du plan approuvé d'être desservis.
«Nous allons évaluer tous les petits bouts de rues, à l'intérieur de l'enveloppe que nous avons», réitère Michel Angers. Un élément important, puisque les dépassements de coûts seront assumés à 100 % par les citoyens concernés.
L'an dernier par contre, le gouvernement du Québec avait rechigné un peu en prenant connaissance de la volonté de la Ville de Shawinigan d'intégrer des rues qui n'étaient pas prévues dans le projet accepté. En juin, le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, ainsi que la ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet, avaient interpellé le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire pour savoir pourquoi il tardait tant à donner son approbation définitive. 
«Avec le même budget, Shawinigan veut plus de raccordements. Mais le ministère ne connaît pas le nombre exact. Il y a aussi une question de bassin. Il se peut que celui de Grand-Mère soit agrandi, ou qu'un nouveau soit fait au Lac-à-la-Tortue. Alors finalement, c'est quoi le projet?», questionnait M. Giguère à ce moment.
La création du Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées a finalement permis d'obtenir une aide gouvernementale de 35,7 millions $, plutôt que de 26,8 millions $, sur un projet total d'environ 43 millions $. M. Angers assure que le budget sera rigoureusement respecté, mais il croit toujours possible d'intégrer certaines portions de rues si la Ville dispose d'une marge de manoeuvre au fil des travaux.
«Ça a toujours été évalué depuis le début», maintient le maire. «Il faut rappeler qu'au début du projet, on incluait les résidents du lac Lafontaine et du secteur de la Forteresse. C'était plus gros, ça a été réduit et nous travaillons toujours là-dessus.
«On va l'évaluer [l'ajout de maisons]», poursuit M. Angers. «Si on a de l'argent, on va le faire. Sinon, on ne le fera pas, ce n'est pas plus compliqué que ça.»
Le maire ne craint pas que le gouvernement considère d'éventuels changements comme un «nouveau projet», comme l'avait détecté M. Giguère l'an dernier. Il croit pouvoir bénéficier d'une certaine flexibilité dans le cadre de l'aide financière qui a été confirmée. Il convient toutefois qu'il faudrait négocier, car si le projet approuvé coûtait un peu moins cher que prévu, le gouvernement serait sans doute tenté d'ajuster la subvention en conséquence et ainsi, économiser quelques centaines de milliers de dollars.
Lors de la même assemblée publique, M. Angers a mentionné qu'il comptait organiser une grande rencontre d'information afin de détailler tout ce qu'impliquera l'important chantier qui bouleversera assurément le quotidien des riverains au cours de la prochaine année.