Andy Triebold et Steve Lajoie ont été sacrés champions de la Classique à l'île Saint-Quentin à plusieurs reprises.

Arrivée probable à l'île Saint-Quentin

À un mois du départ de la 81e Classique internationale de canots de la Mauricie, les participants ne savent toujours pas, du moins officiellement, où se termineront les première et troisième étapes. S'il est d'ores et déjà acquis que la municipalité de Saint-Roch-de-Mékinac et le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap - «nous n'avons eu aucune communication avec les gens de la Classique», a laissé savoir Pierre Montreuil - ne figurent plus dans les plans, les options les plus plausibles pour permettre aux canotiers et aux amateurs de poursuivre la tradition résident visiblement dans des arrêts à Rivière-Matawin, pour la première étape, et à l'île Saint-Quentin, pour la dernière.
À la Ville de Trois-Rivières et à la Classique, on confirme que des discussions sont présentement en cours entre les deux parties pour voir s'il est possible d'utiliser de nouveau l'endroit pour accueillir la dernière étape. «Les gens de la Classique nous ont approchés pour l'île Saint-Quentin, a expliqué Yvan Toutant, du service des communications de la Ville de Trois-Rivières. Nous avons eu une demande pour un prix et d'autres sujets et nous sommes en train de regarder ça.»
«Il n'y a encore rien de réglé, a pour sa part indiqué Catherine Beaudoin-Duval, coordonnatrice de la Classique. Nous avons regardé différentes options avec la Ville, mais pour l'instant, aucune entente n'a été conclue.»
L'île Saint-Quentin a accueilli à plusieurs reprises la troisième étape de la Classique, la dernière fois en 2011. Au cours des derniers mois, l'endroit a toutefois fait l'objet d'un changement d'orientation visant, entre autres, à réduire la présence des automobiles en leur restreignant l'accès et en réduisant le nombre de places de stationnement.
Quant à l'arrivée de la première étape, qui devrait se faire à Rivière-Matawin, la coordonnatrice de la Classique a répété que là encore, il y a toujours des discussions en cours entre les parties.
Les confirmations officielles devraient venir la semaine prochaine puisqu'une conférence de presse est prévue mercredi à Shawinigan.
Quant à la Classique de kayaks, les participants ont jusqu'à demain pour s'inscrire. Les organisateurs avaient déjà laissé savoir qu'ils iraient de l'avant dès 2014 s'ils parvenaient à atteindre le total de 15 équipes. À ce jour, ce chiffre n'a pas été atteint, mais Catherine Beaudoin-Duval a toujours espoir que des participants se manifesteront dans les prochaines heures puisque des équipes internationales ont déjà confirmé qu'elles seront du départ, si course il y a. «Nous avons fixé la date limite des inscriptions au 1er août pour nous donner le temps d'aviser à l'avance les participants qui viendront de l'extérieur du pays.»
Des fleurs du Michigan
Dans un autre ordre d'idée, la coordonnatrice de la Classique s'est rendue au Michigan pour constater de visu l'ampleur de l'AuSable River Canoe Marathon, en étudier les subtilités et rencontrer ceux et celles qui en assurent le succès.
Steve Southard, membre du comité organisateur au Michigan, s'est dit impressionné par la délégation mauricienne. «Nous avons eu de bonnes discussions avec les représentants de la Classique durant le week-end. Bien sûr, nous sommes loin de la Mauricie et, pour cette raison, c'est difficile d'avoir une évaluation juste des nouveaux dirigeants. Malgré cela, on sent qu'ils ont beaucoup d'énergie, d'enthousiasme et d'idées. Je suis un grand fan de la Classique et je suis encouragé par leurs efforts jusqu'à maintenant.»
«Je crois, ajoute-t-il, qu'il faut leur donner du temps avant de porter un jugement. Il faut leur permettre d'organiser quelques éditions de la Classique et voir comment ils s'en sortent avant d'évaluer leur performance.»
Présent lors de la 80e édition en 2013, Steve Southard, espère faire de nouveau le voyage en Mauricie dans un mois pour poursuivre les discussions amorcées le week-end dernier. Parmi ses objectifs avoués, redonner le lustre d'antan à la Triple couronne. «Je crois que nous pourrions être en mesure d'accomplir de grandes choses pour nos événements, nos régions et le sport du canot long parcours en travaillant ensemble.»