Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Angers réitère toute sa confiance en l'Office de tourisme

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, ne souhaite pas intervenir personnellement lors du prochain conseil d'administration de l'Office de tourisme, foires et congrès, qui doit gérer plusieurs démissions depuis quelques mois. Il réitère toute sa confiance envers le président, Michel Matteau et la directrice générale, Valérie Lalbin, tout en admettant qu'il aurait souhaité un décollage plus harmonieux.
«Je suis convaincu que l'organisation finira par avoir son erre d'aller», commente le maire. «Ce n'est pas d'hier que le tourisme n'est pas simple! J'ai décidé de ne pas intervenir. Je considère que le conseil d'administration est solide, que nous avons une bonne directrice générale et un bon président. Ça va se replacer.»
Depuis l'automne, Monique Rossignol et Yvon Proteau ont claqué la porte du conseil d'administration, de même que Marie-Louise Tardif et Sonia Tremblay. Denis Lacerte a décidé d'abréger son mandat. Deux employées ont également quitté l'OTFC.
«Nous commençons une nouvelle organisation», rappelle le maire. «Ça aurait pu être plus facile que ça. C'est un peu plus difficile, mais je vous rappelle que nous avions aussi un CLD qui a boité pendant un méchant bout de temps avant d'embarquer sur ses rails. Je me dis donc que ça devrait se replacer pour l'office de tourisme en 2014.»
M. Angers fait remarquer qu'avant cette controverse, on entendait bien peu de doléances dans les divers organismes qui sont associés ou qui collaborent de près avec la Ville de Shawinigan.
«Ça allait bien, dans à peu près tous les domaines. Le tourisme, on savait que ce serait un peu plus costaud. C'est difficile d'identifier une raison précise, mais on savait que ce serait plus compliqué. Les gens ont du caractère! Mais il y a des contextes et des ajustements doivent être faits. Je demeure convaincu que ça va fonctionner.»
Étrangement, cette cascade de départs s'est déclenchée après la démission de l'ex-président, Jean-Pierre Hogue, qui a dû délaisser ses fonctions pour des raisons de santé en juillet 2013. Le maire de Shawinigan ne veut toutefois pas établir de lien entre ce départ et la controverse des dernières semaines.
Il reconnaît toutefois que la période de flottement entre la démission de M. Hogue et l'arrivée de Michel Matteau a provoqué des vagues. Surtout que le conseil d'administration se retrouvait alors au coeur du dossier du déménagement de l'OTFC. Le vice-président, Marc Ménard, souhaitait acquérir l'ancien Pub 57 pour y aménager les bureaux de l'organisme. Une démarche qui a entraîné des dissensions, tant en raison de l'apparence de conflit d'intérêts que du site choisi.
«Pendant l'entre-deux, Marc a été un peu pris dans cette histoire», convient le maire. «Ç'a donc été un peu difficile, avec en plus l'affaire du Bureau d'accueil touristique de Grand-Mère. Il y a peut-être eu des manquements, des petits ratés, on a amplifié plein de choses. Tout est un concours de circonstances!»
Quant à Valérie Lalbin, M. Angers ne laisse planer aucun doute sur sa situation à travers cette tempête.
«C'est une femme solide», appuie-t-il. «Quand nous l'avons embauchée, elle était loin en avance dans les compétences que nous recherchions. Nous sommes convaincus que nous avons réussi à avoir une perle rare. Je l'ai vue aller sur des parquets provinciaux et j'ai vu comment les gens la traitaient, l'ascendant qu'elle avait sur plein de monde.»
Le cas du Parc de l'Île-Melville
Comme Michel Matteau la semaine dernière, le maire de Shawinigan prétend que tôt ou tard, tous les intervenants touristiques devront travailler ensemble.
«Ceux qui ont décidé de quitter sont des gens compétents qui donneront certainement leur appui éventuellement à l'ensemble des démarches en tourisme», prévoit-il. «Le tourisme, ce n'est pas un microcosme, c'est toute une communauté. Quand on attire des gens ici, tout le monde en profite. On ne peut pas penser strictement à son nombril et croire qu'on peut s'en tirer seul. Ça ne fonctionne pas comme cela.»
La semaine dernière, Marie-Louise Tardif, directrice générale du Parc de l'Île-Melville, disait qu'elle n'était plus intéressée à payer une cotisation à l'OTFC en raison des questions soulevées sur la gestion au cours des derniers mois. Une situation délicate, puisque cette corporation paramunicipale est cautionnée par la Ville de Shawinigan.
«Je vais parler aux deux conseillers municipaux qui siègent au Parc de l'Île-Melville», indique le maire, en pointant le président Serge Aubry et de l'administrateur Alain Lord. «On va régler cette situation.»