André Bellavance convoite la présidence du Bloc québécois

André Bellavance se lance dans la course à la présidence du Bloc québécois. Le député fédéral de Richmond-Arthabaska en a fait l'annonce samedi matin en marge du conseil général du parti qui se tenait à Trois-Rivières.
Le Bloc québécois a d'ailleurs déterminé lors de cette rencontre que la course à la présidence sera lancée au lendemain des élections québécoises, si celles-ci sont déclenchées ce printemps.
«Je serai candidat lorsqu'il y aura une course à la présidence. Je crois au Bloc, en sa mission», a lancé samedi matin André Bellavance. «Je veux convaincre les gens que je peux être un bon chef.»
Les trois autres députés du caucus du Bloc québécois, Louis Plamondon (Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour), Jean-François Fortin (Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia) ainsi que Claude Patry (Jonquière-Alma), de même que plusieurs anciens députés, entouraient André Bellavance lors de son annonce.
Ils se rallient tous derrière celui qui occupe aussi en chambre les fonctions de leader parlementaire. En appuyant André Bellavance, Jean-François Fortin ne sera donc pas candidat à la succession de Daniel Paillé, l'ancien chef du Bloc qui a dû quitter la présidence du parti en décembre dernier pour des raisons de santé.
Louis Plamondon décrit son collègue comme un politicien passionné et engagé avec une fine connaissance du parlementarisme. «J'ai incité André Bellavance à se porter candidat. Il est à la Chambre des communes depuis dix ans et il connaît la chambre sur ses doigts. Il est imbattable au niveau de la procédure et il a un esprit de synthèse exceptionnel», a précisé M. Plamondon. «Il est aussi très près des gens de sa circonscription et je sens qu'il peut faire la même chose avec beaucoup de charisme auprès de l'ensemble des Québécois.»
Les élections fédérales prévues en 2015 sont déjà dans la ligne de mire du député de Richmond-Arthabaska. Bien qu'il estime que beaucoup de travail reste encore à faire pour convaincre des Québécois de faire à nouveau confiance au Bloc, André Bellavance assure toutefois que le parti souverainiste a les armes nécessaires pour prendre part à la prochaine campagne électorale.
«On est capable financièrement de faire une prochaine campagne», a-t-il souligné. «Il y a un immense travail à faire. On sait ce qui est arrivé en 2011.»
Le candidat à la direction du Bloc québécois affirme que son parti est le seul qui peut défendre les intérêts du Québec à Ottawa. «Il n'y a que le Bloc québécois qui peut parler uniquement et sans compromis du Québec. Les députés du Bloc québécois n'acceptent pas ce que des députés des autres partis peuvent accepter», a ajouté André Bellavance.
Les modalités de la course à la présidence du Bloc québécois ont été déterminées samedi lors du congrès général du parti. Cette course débutera au lendemain des élections québécoises, si elles ont lieu au printemps 2014, et doit durer au moins 61 jours. Les membres voteront par téléphone et les candidats à la direction du Bloc québécois doivent amasser les signatures de 1000 membres du parti provenant d'un minimum de 25 circonscriptions. Les candidats doivent aussi payer des frais d'inscription non remboursables de 15 000 $