Julie Normandin et Mélanie Beaubien ont récemment lancé le premier tome de leur trilogie Confessions d'une célibataire.

Âmes soeurs d'écriture

Écrire un roman «à quatre mains», oui c'est possible. Mélanie Beaubien et Julie Normandin l'ont démontré en publiant le premier volet d'une trilogie inscrite dans le genre chick lit, Confessions d'une célibataire. Les deux amies, qui se considèrent âmes soeurs d'écriture, y racontent les tribulations de Séléna, une jeune trentenaire qui résiste à l'engagement sentimental.
Enseignante en psychologie au Cégep de Trois-Rivières, Mélanie Beaubien avait publié Intensité recherchée aux éditions ADA en octobre 2011. De son côté, Julie Normandin, diplômée en journalisme de l'Université Laval et maintenant étudiante en psychologie à l'Université du Québec à Trois-Rivières, est l'auteure de Ma revanche sur Cendrillon, édité par Québec-Livres en 2013.
Les deux femmes ne se connaissaient pas avant que Julie Normandin ne reçoive Mélanie Beaubien à son émission sur les ondes de la radio communautaire CFOU en février 2012 pour parler de son livre. Elles se sont retrouvées un peu plus tard dans l'année pour organiser des soirées de filles sous le thème Cosmo, choco et talons hauts. Puis en mai 2013, Mélanie Beaubien a reçu un courriel de la maison d'édition Les éditeurs réunis lui proposant d'écrire une trilogie... en un an et demi.
Séduite par le projet mais consciente de la pression de l'échéancier à conjuguer avec ses activités professionnelles, l'enseignante a pensé à solliciter son amie Julie pour écrire à deux. «Tout le tome, on l'a écrit à quatre mains. Toutes les phrases ont été écrites à deux», explique Julie Normandin en décrivant le processus créatif qui s'est déployé dans l'harmonie et la complémentarité.
«On se complète : Julie, c'est les mots et la touche d'humour. Elle est créatrice et spontanée», observe Mélanie, ce à quoi son amie rétorque : «Toi, c'est le fil conducteur, la structure, l'écriture». La maison d'édition avait imposé un thème et un titre aux deux auteures, en ajoutant la contrainte d'écrire au «je». Le reste, les complices l'ont imaginé en s'inspirant de leurs propres expériences ainsi que des profils et aventures de membres de leur entourage.
Les auteures ont campé leur histoire à Québec. On y suit les aventures de Séléna Courtemanche, une médecin en obstétrique un peu allergique à l'implication dans une vie de couple stable.
Les personnages de ses deux meilleures amies Ophélie et Marilou (qui souhaitent ardemment la caser!), de son collègue et ami Christophe, de son père Marcel et sa belle-mère Diane teintent les réflexions, les péripéties et les interactions de l'héroïne.
La dédicace du livre donne une idée de son public-cible: «À toutes celles qui aiment le rose, les paillettes, le magasinage, les comédies romantiques, les souliers, le chocolat et les soirées entre amies, aux participantes des soirées Cosmo, Choco et Talons hauts, et, surtout, aux amoureuses de la chick lit».
Les deux amies admettent que la chick lit peut parfois être perçue comme superficielle. Mais elles assument pleinement leur penchant pour ce genre littéraire que l'on pourrait traduire par le concept de «littérature pour demoiselles»... «Moi, je suis vendue! Jeune, je lisais des Coeur à coeur. Julie, elle, c'est une princesse!», commence Mélanie Beaubien en commentant l'intérêt des deux amies pour ce style littéraire, aussi exploité par des auteures comme Rafaële Germain et India Desjardins.
«Moi, ça me permet de m'évader. Comme plusieurs filles, j'aimerais ça vivre comme dans un film. C'est comme si je lisais un film!», partage Julie Normandin, ce à quoi son amie ajoute: «C'est comme manger du chocolat ou regarder une comédie romantique. Ça relaxe!»
Le deuxième volet de la trilogie suivra en mai, tandis que le plan du troisième est remis à la maison d'édition et reste à être composé par le duo qui envisage aussi la collaboration dans d'autres projets.