Diego Brunelle, de la Coalition avenir Québec, Alexis Deschênes, du Parti québécois, Jean-Denis Girard, du Parti libéral du Québec, et Jean-Claude Landry, de Québec solidaire, ont débattu d'environnement, d'économie et d'éducation, mercredi soir au Cégep de Trois-Rivières.

Alexis Deschênes sort les griffes

Alexis Deschênes est passé à l'attaque, mercredi, dans le cadre d'un débat au Cégep de Trois-Rivières qui a donné lieu à quelques étincelles et au cours duquel Jean-Denis Girard s'est placé en contradiction avec son chef Philippe Couillard.
Le candidat du Parti libéral du Québec dans Trois-Rivières s'est en effet avancé sur un terrain glissant lorsqu'il a répondu à une question du public qui demandait si les candidats étaient en faveur de l'utilisation de paradis fiscaux. «C'est non», a immédiatement déclaré Girard, ajoutant que «surtout que je viens du domaine des finances, c'est certain que c'est non».
Son rival péquiste dans Trois-Rivières a aussitôt pris la balle au bond en le mettant en contradiction avec Philippe Couillard. Radio-Canada avait dévoilé un peu plus tôt dans la soirée que le chef libéral avait déjà placé légalement de l'argent dans un paradis fiscal.
«Je trouve intéressant d'entendre M. Girard s'opposer à l'utilisation des paradis fiscaux alors qu'on apprend aujourd'hui que c'est Philippe Couillard qui a utilisé les paradis fiscaux», a lancé M. Deschênes.
Plus tôt, dans la portion dédiée à l'environnement, Alexis Deschênes avait également confronté Jean-Denis Girard sur son rôle dans l'opposition à la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2. «Je trouve saugrenu d'entendre la personne qui a défendu le nucléaire dire qu'il veut aujourd'hui protéger les milieux humides», a-t-il avancé.
Le candidat libéral a répliqué qu'il s'était investi plutôt dans cette mission pour protéger les emplois. «Je n'ai pas défendu le nucléaire, j'ai défendu 800 familles qui ont vécu un drame.»
Jean-Denis Girard a quant à lui dénoncé la décision du PQ d'implanter un centre de traitement de données d'Hydro-Québec à Drummondville, au détriment de Trois-Rivières et Bécancour, peu de temps après l'annonce de fermeture de Gentilly-2.
Environnement, économie et éducation
Dans un Théâtre du Cégep de Trois-Rivières bondé, en grande majorité de jeunes étudiants, les candidats des quatre principaux partis politiques ont pu débattre d'environnement, d'économie et d'emploi ainsi que d'éducation, sous la supervision de l'animateur et conseiller municipal dans Marie-de-l'Incarnation, Jean-François Aubin.
Jean-Denis Girard a capté l'attention des étudiants dans la salle lorsqu'il s'est avancé sur l'importance de mieux encadrer les étudiants dans leur choix de carrière. Le libéral a notamment dit vouloir s'inspirer du système allemand qui permet «de suivre un programme tout en pouvant le tester en entreprise sous forme de stage, pour être en mesure de faire le bon choix de carrière.» Il a aussi évoqué la possibilité que les frais de scolarité soient augmentés sous un gouvernement libéral.
Jean-Claude Landry, de Québec solidaire, a assurément reçu les applaudissements les plus chaleureux pendant le débat. Il a notamment été acclamé lorsqu'il a prôné une gratuité scolaire pour tous, de la maternelle jusqu'à l'université. En plus de souligner l'intention de son parti de réduire l'émission de gaz à effet de serre de 40 % d'ici 2020, M. Landry a également rappelé fermement son opposition à la fluoration de l'eau potable, la construction du pipeline Enbridge et à l'exploitation du pétrole sur l'île d'Anticosti.
Quant à Diego Brunelle, il a rappelé la promesse de la Coalition avenir Québec de créer 7600 emplois d'ici quatre ans dans le Parc industriel et portuaire de Bécancour.
Le jeune candidat a surtout été confronté par le public sur l'intention de son parti de sabrer dans la fonction publique en supprimant de nombreux postes par attrition en plus de réduire le nombre de commissions scolaires de 72 à 39. Avec l'argent que le gouvernement sauvera avec ces manoeuvres, la CAQ compte l'investir afin d'offrir, entre autres, de meilleurs services aux élèves, a souligné M. Brunelle.