Alexis Deschênes

Alexis Deschênes réclame un débat

Le candidat du Parti québécois dans Trois-Rivières, Alexis Deschênes, souhaite débattre avec les autres candidats de cette circonscription d'emploi et d'économie, deux thèmes qui préoccupent beaucoup les électeurs, selon le candidat péquiste.
<p>Jean-Denis Girard </p>
<p>Gaétan Boivin</p>
Il estime que la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières est la mieux placée pour organiser un débat sur ces thèmes.
Toutefois, la Chambre rejette encore cette idée.«La priorité des citoyens de Trois-Rivières dans cette campagne électorale est la création d'emplois. Le taux de chômage est de 8,5 %, c'est plus élevé que la moyenne québécoise», a lancé le candidat péquiste lors d'un point de presse tenu dimanche.
«Nous avons appris avec déception la décision de la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières de ne pas organiser de débat en bonne et due forme. Je demande à la Chambre de revoir sa décision et d'organiser un débat sur l'emploi et l'économie pour qu'on puisse présenter nos différentes propositions pour créer de l'emploi», a ajouté M. Deschênes en prétendant que les citoyens et la communauté d'affaires de Trois-Rivières «méritent» ce débat. «La Chambre a déjà organisé des débats lors des campagnes électorales de 2012, de 2008 et de 2007.»
Le candidat du PQ a invité directement son adversaire libéral, Jean-Denis Girard, a faire la même demande auprès de la Chambre de commerce et d'industries. M. Girard, qui a rejeté cette demande, a souligné dimanche qu'un tel débat n'est «pas nécessaire». Il estime être davantage en mesure de parler d'économie et d'emploi lors de ses rencontres privées avec des entrepreneurs de la circonscription.
«Je ne sens pas la nécessité de débattre devant la Chambre de commerce. Je rencontre les entrepreneurs un à un et ça permet d'aller plus loin», a souligné le candidat du Parti libéral du Québec (PLQ) qui ajoute par contre qu'il acceptera de participer à un éventuel débat devant la Chambre.
Les candidats dans Trois-Rivières des deux autres partis représentés à l'Assemblée nationale, la Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire (QS), répondent tous favorablement à leur adversaire péquiste et participeront à ce débat, s'il a lieu. Diego Brunelle Diaz, candidat pour la CAQ, veut débattre d'économie et d'emploi, mais affirme que la question de la souveraineté du Québec ne doit pas être de ce débat.
Jean-Claude Landry de Québec solidaire estime quand à lui que les campagnes électorales sont des moments privilégiés dans une démocratie pour tenir des débats. «Québec solidaire a beaucoup à dire au sujet de l'emploi et de l'économie. On ne peut que souhaiter que les gens débattent lors d'une campagne.»
Toutefois, la Chambre, qui représente environ 900 membres, ne souhaite pas organiser ce débat, car elle dit représenter des entrepreneurs de trois circonscriptions (Champlain, Trois-Rivières et Maskinongé) et que cela n'est pas dans son mandat.
La Chambre évoque le manque de temps et de ressources internes pour ne pas l'organiser. On a plutôt opté pour l'envoi de trois questions aux douze candidats des quatre principaux partis des trois circonscriptions concernées.
L'appel lancé dimanche par Alexis Deschênes, et la position des trois autres candidats, n'a pas fait changer d'idée le président de la Chambre, Gaétan Boivin.
«Avec douze personnes, ça devient très compliqué d'organiser un débat», a-t-il affirmé. «Nos membres sont tous importants. On ne peut pas privilégier un secteur de Trois-Rivières (déterminé par une circonscription) au détriment d'un autre.»